Voilà je suis arrivée à la fin du livre "Les trois dames". Il ne vous reste plus qu'à me dire ce que vous en pensez et j'accepte toutes les critiques.


Il est disponible à deux endroits :


Pour le Canada en première édition par le lien :

    http://manuscritdepot.com/a.violette-wawerinitz-ruer.1.htm

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En France en seconde édition par le lien :

http://www.lulu.com/content/830392

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Samedi 26 janvier 2008

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CHAPITRE 50
 

Le miracle de l’amour

          Le jour est levé et un magnifique soleil réchauffe la chambre. Jaime contemple Véronique. Il la trouve encore plus belle ainsi endormie. Du bout des doigts il soulève le drap et caresse les courbes de son corps. Il sent les petits tressaillements sous sa paume. Elle s’étire langoureusement alors il n’y tient plus, il pose les lèvres sur ses seins et la serre contre lui. Le désir qu’il éprouve est aussi sauvage que passionné. Il sent qu’elle répond à son désir alors il devient fou et embrasse chaque partie de son corps. Puis elle le repousse.

          - Laisse-moi faire Jaime chéri…  Et c’est elle cette fois qui le caresse avec une infinie douceur, elle qui pose ses lèvres sur ce corps d’homme qui l’attire. Lui la regarde et ses yeux brillent. Toute la sensualité de cette femme se propage en lui et quand elle prend possession de lui en le chevauchant il vit un rêve et davantage encore quand il voit tout le plaisir sur son visage au moment de l’extase. Une telle fusion tient du miracle !

          Un long moment plus tard, quand leurs corps sont apaisés, Jaime téléphone à la réception pour commander le petit déjeuner.

          Dès leur sortie de la salle de bains, douche un peu prolongée….trois petits coups se font entendre à la porte de la chambre. Ils enfilent les peignoirs de l’hôtel et Jaime ouvre la porte.

          - Monica ! Que se passe-t-il ?  Que fais-tu ici ? Comment savez-tu où nous trouver ?

          - Suis-je arrivée trop tôt ? Pourtant il est plus de dix heures ! Mais je comprends…  Et elle sourit en voyant Véronique. J’ai téléphoné à tous les hôtels du coin !

          Véronique est un peu confuse mais cela ne dure pas.

          - Monica vas-tu nous dire ce qui arrive ! 

          - J’ai une bonne nouvelle pour vous  et elle pousse Andora devant elle. Quand la petite voit Véronique elle lui saute dans les bras. 

          - Madame Garreton a eu raison de son mari, il accepte de voir la petite mais ne veut pas qu’on lui dise tout de suite qui il est…de plus il veut que vous soyez là aussi. Elle m’a téléphoné dès votre départ pour me demander de venir avec l’enfant. 

          Une heure plus tard tout le monde se retrouve à Vicuna. Chacun se tait, comme si la moindre parole pouvait laisser éclater un orage. Andorra lâche soudain la main de Véronique et se dirige vers Augusto Garreton. Elle le fixe étrangement et lui tend les bras. Il hésite, puis, voyant ces petits bras tendus dans le vide, se précipite et prend la petite contre lui. Les trois femmes ont les yeux ruisselants de larmes tandis que Augusto Garreton ne cesse de répéter :

          - Ma chérie...Mon Dieu pardonnez-moi !...Ma petite fille pardonne-moi !

          Véronique a le cœur gros quand elle dit au revoir à Andora car elle s’est vraiment attachée à cette enfant mais c’est si bon d’avoir pu la sauver de l’orphelinat ! 

          Mon Dieu merci pour elle, merci pour eux.

          Ils reprennent la route pour Santiago. Monica les suit derrière avec sa voiture. Elle est contente de voir son frère heureux mais combien de temps cela va-t-il durer ? Que va faire Véronique à présent ? Bon, elle passe les fêtes de fin d’année au Chili, il peut se passer tellement de choses encore jusqu’au mois de janvier alors inutile de trop s’inquiéter. Et puis, elle n’a jamais vu son frère aussi bien, il va tout faire pour qu’elle reste.

          Quand il arrive au cabinet de Yolanda, celle-ci voit tout de suite le changement dans le comportement des deux amoureux. Elle ressent encore des pincements au cœur mais c’est la vie ! Linda en voyant Véronique la remercie une nouvelle fois de l’avoir aidé. Yolanda se met à rire :

          - Ma chère sœur, ta venue a vraiment tout bouleversé ici ! 

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CHAPITRE 51

 

Conclusion

 

          Véronique a passé les deux derniers jours avec Monica à l’association. Raul est venu lui dire que l’affaire Contreras est terminée,  qu’elle n’a plus rien à craindre de personne. Paulo Riveros a réussi à enterrer l’enquête sur Martine Hoffmann et il valait mieux ne pas savoir de quelle façon.

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          La soirée de Noël est une soirée de trêve, une soirée en famille. Raul est arrivé avec Gladys, Monica avec Jaime et Véronique, Yolanda avec Eduardo, ce fut la surprise ! Mais la plus grande surprise était à venir ! Patrice et Hélène Cullard ! Ricardo leur a téléphoné et demandé de venir se joindre à eux. C’était le cadeau de Ricardo pour Véronique. Les émotions sont fortes, les effusions vives !

          Après un repas succulent, Jaime demande à Véronique de le suivre sur la terrasse. Que d’émotions sont passées sur cette terrasse ! Il lui remet une petite boite :

          - Joyeux Noël mon cœur. 

          Elle ouvre le présent et découvre une merveilleuse bague avec un saphir.

          Elle reste sans voix. Jaime la prend et la passe à son doigt en disant :

          - Véronique ma chérie, veux-tu m’épouser ? 

          Elle ne répond pas et lui tend le même genre de petit paquet. Jaime est inquiet mais pas pour longtemps ! Il est en présence d’une chevalière avec ses initiales qu’elle lui passe au doigt :

          - Jaime chéri…oui, oui, oui, je désire être ta femme…je t’aime.

          Des applaudissements fusent derrière eux ! Et tout le monde rit aux éclats.

           Bizarre le Destin !

           Merci au Destin !

           MON DIEU MERCI !

FIN

 

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CHAPITRE 49
 

Petit Voyage

 

          Tandis qu’ils empruntent la route 68 en direction de Vaparaiso au milieu des plantations et des forêts, Véronique admire le paysage. Ce pays est vraiment magnifique et Jaime en parle avec une telle ferveur qu’elle a l’impression d’y avoir toujours vécu.

          Les maisons nichées au cœur des multiples Cerros dont l’accès se fait par des rues tortueuses et des escaliers interminables, donnent une apparence originale à cette ville dont le port naturel se trouve à l’embouchure du Rio Maipo.

          Devant l’enjouement de Véronique Jaime décide de s’arrêter :

          - Viens nous allons marcher un peu….en voiture tu ne verras rien et puis tu n’as pas pris de petit déjeuner ce matin…. 

          Il lui prend la main, l’entraîne dans l’avenida Pedro Montt à côté de la place Victoria et ils entrent au Vitamin Service-Café.

          Devant un excellent café, des sandwichs et un très bon jus de fruit frais il lui parle de la ville, et de la maison où grandit Pinochet, juste face au café, à côté de la Cathédrale. Elle aime l’écouter, sa voix chaude la ravit. Il ne cesse de la fixer.

          - Pourquoi me regardes-tu ainsi ? 

          - Parce que je te trouve belle… 

          Et il lui prend les mains et les porte à ses lèvres. Une demi-heure plus tard ils sont à nouveau à bord de la voiture. Ils passent par Vina Del Mar, complètement opposée à Valparaiso d’un point de vue architectural. C’est une ville nouvelle, moderne, axée sur le tourisme.Une côte d’Azur à la chilienne avec ses plages de sable fin. Jaime s’arrête devant une boutique de souvenirs et lui demande d’attendre quelques instants. Elle comprend le pourquoi de cet arrêt lorsqu’il lui remet un joli paquet bleu enrubanné.

          - C’est juste une bricole, un petit souvenir de moi…. 

          En ouvrant le paquet,  prenant soin de ne pas abîmer l’emballage, elle découvre un joli bracelet de conception indienne. L’émotion lui fait monter les larmes aux yeux.

          - C’est très beau….Merci…j’aimerais que tu l’attaches à mon poignet.

          Aussitôt demandé, aussitôt fait. Leurs regards se croisent et leurs visages sont si proches que le baiser est inévitable. Aucun des deux n’avait envie de l’éviter d’ailleurs !

          Quatre heures plus tard ils arrivent à La Serena. Véronique est surprise d’y trouver autant d’églises. La plus remarquable abrite le Museo Colonial de Arte Religioso où sont exposées des œuvres célèbres des écoles de Cuzco, de Quito et d’autres. Mais ils ne peuvent s’arrêter car le temps passe vite et le père d’Andora habite en dehors de la Serena, à Vicuna.

          Ils eurent du mal à trouver la maison nichée dans une impasse. Ils frappent à une grande porte en bois sculptée et admirablement cirée.  Pourvu qu’Enriqueta ne se soit pas trompée dans l’adresse !           La demeure est splendide ! Une femme d’une quarantaine d’années leur ouvre la porte avec un charmant sourire, comme si elle les attendait.

          Jaime prend la parole en espagnol mais la femme répond en français :

          -  Monsieur Larrain je vous attendais…J’ai reçu un appel de votre sœur et de son association….je connais le but de votre visite….Je suis la nouvelle épouse de monsieur Garreton (père d’Andora). 

          Jaime et Véronique sont étonnée de cet appel de Monica ! Cela n’était pas prévu au programme ! Mais cela facilite l’entretien.

          - Vous a-t-elle parlé d’Andora ?  Demande Véronique.

          - Oui….Je savais que mon époux avait une fille dont la naissance avait provoqué le décès de sa première épouse mais il n’a jamais voulu en parler.J’ai insisté plusieurs fois puis j’ai abandonné. Depuis, un an est passé et je suis très heureuse de votre initiative. 

          - Avez-vous des enfants ? 

          - Non….mon mari n’a jamais voulu en avoir….Il a été traumatisé par les circonstances précédentes….avez-vous une photo de la petite fille ? 

          Véronique lui tend la photo que Monica lui a remise avant de partir.

          - Quelle adorable fillette ? Puis-je garder la photo ? 

          La porte s’ouvre et un homme très élégant s’approche d’eux avec un grand étonnement. Sa femme lui explique qui nous sommes et pourquoi et il se met dans une colère terrible.

          - De quel droit vous mêlez-vous de cette affaire ?  Et se tournant vers sa femme :

          - Est-ce toi qui les a trouvés  et toi qui leur a demandé de venir ? 

          Avant que Jaime puisse répliquer elle répond :

          - Oui c’est moi…Tu as une fille qui va aller dans un orphelinat alors que moi je désire très fort avoir un enfant, pourquoi rejettes tu une si adorable gamine ? 

          -  Cela ne te regarde pas et nous n’allons pas discuter devant des étrangers !

          Partez ! Sortez immédiatement de chez moi ! 

          Jaime fait signe à Véronique de prendre congé et plus bas  « Viens, n’aggravons pas la situation.

          Dehors Véronique explose !

          - Comment peut-il être aussi indifférent et aussi froid ? 

          - Calme-toi mon cœur, sa femme n’abandonnera pas, et lui crie surtout parce que la douleur a refait surface…aurais-tu déjà oublié les bases de ton métier ? 

          - C’est vrai tu as raison…il y a encore de l’espoir… 

          Au moment où ils montent dans la voiture, Madame Garreton les appelle :

          - Je vais tenter de persuader mon époux. Il n’est pas méchant mais la blessure n’est pas totalement refermée et je crois qu’Andora serait le meilleur remède….et surtout, j’aime déjà cette enfant….Pouvez-vous me laisser vos coordonnées ? Je vous promets d’appeler… 

          C’est le cœur plus léger que Véronique remonte dans la voiture. Jaime sourit :

          - Tu es de meilleure humeur je vois ! Nous n’allons pas reprendre la route, il est déjà dix huit heures alors profitons de cette soirée ensemble, le veux-tu ?       

           - Oui…je crois que oui….Cela implique que nous allons devoir trouver un hôtel….et une brosse à dent ! Finit-elle en riant.

          Ils retournent à La Serena et durant les cinquante kilomètres du trajet un silence lourd a surgi entre eux. Véronique ne plaisante plus, elle pense à la nuit à venir. Jaime la regarde et se demande quelle est la signification de son air grave. Il ne lui pose pas la question…il croit savoir….Elle est si forte et par moment si fragile…il ne doit pas la brusquer…il l’aime tellement !

          Bien qu’ils n’aiment pas les grands hôtels en béton ni l’un ni l’autre, ils n’eurent guère le choix. Le « Jardin del Mar » est le seul qui a encore des chambres de disponibles. Jaime a demandé deux chambres mais Véronique a dit :

          - Prenons une seule mais à deux lits…. 

          Le réceptionniste précise :

          - Il me reste une double chambre à deux grands lits mais dans un bungalow, cela vous convient-il ? 

          Véronique fait signe que oui.

          Lorsqu’ils arrivent devant la porte de la chambre Jaime lui prend la main elle lui dit :

          - Ne juge pas mal ma réaction.  Je ne voulais pas t’occasionner des frais supplémentaires en prenant une autre chambre… 

          - Chut…Ne dis plus rien….J’ai compris ta décision.

          Véronique tremble un peu, la situation est confuse et elle ne sait pas comment se comporter. Elle a envie qu’il la serre contre lui et en même temps elle craint ce qui peut arriver…

          Lorsque la porte se referme sur eux, elle ne voit plus rien d’autre que lui.

          Il la serre contre lui et l’embrasse passionnément. Elle répond avec ferveur à ce baiser. Plus de crainte, plus de question, plus de barrière, seulement eux, seuls, avec leurs corps qui s’embrasent. Lui voulait la ménager, ne pas la brusquer mais c’était sans compter avec la force de leur amour.

          Les vêtements s’envolent sans que ni l’un ni l’autre n’y prenne garde, leurs corps ont besoin d’être en contact. Leurs gestes sont frénétiques, les émotions sont intenses, les mots inexistants, juste des baisers, des caresses longtemps refoulées et  ils chavirent dans un monde rien qu’à eux.

          Le vertige subsiste après cette violente passion d’amour. Ils sont heureux. Véronique n’a jamais connu un tel bonheur, elle se sent bien, en parfaite harmonie avec cet homme qu’elle aime. Jaime lui non plus n’a jamais connu une telle sensation de bien-être. Cette femme l’a transporté vers un plaisir infini avec tellement d’amour qu’il en est encore surpris. Jamais une femme ne s’est donnée à lui avec une telle confiance et un tel abandon ! Le courant passe tellement bien entre eux !

          Jaime se soulève sur un coude et contemple le corps de celle qu’il adore et il sait que jamais il ne la laissera lui échapper. Il a besoin d’elle, de son rire, de son regard empli de désir, de son corps tressaillant de plaisir. Il a besoin de tout ce qui est elle et l’immense amour qu’elle lui donne et qu’il lui porte.

          Elle, a tout oublié, pourquoi elle est dans ce pays, comment elle y est arrivée, le moment où elle devra repartir, rien,  il ne subsiste rien d’autre que l’immense joie d’aimer et d’être aimée.

 

 

 

 

 

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CHAPITRE 48
 

Tristesse et déception

 

          Véronique n’a guère dormi. Elle a beaucoup pensé à Jaime, à Yolanda, à tous ceux qui l’entourent. Quand elle sort de la chambre, elle se trouve nez à nez avec Eduardo. Devant sa confusion d’être en nuisette devant lui, il comprend qu’il s’agit de Véronique et le plus naturellement du monde il dit :

          - Bonjour Véro, déjà levée ? 

          - Oui je vais aller…..visiter les environs avant de partir…  Elle ne veut pas lui parler d’Andora.

          - Ma femme t’accompagne ? 

          - Je ne le pense pas mais je n’en ai aucune certitude… 

          Yolanda entend les derniers mots :

          - De quoi n’as-tu pas la certitude ? 

          - Que tu me serves de guide pour visiter le pays…. 

 
- Je pense que Jaime le fera mieux que moi  et puis…j’ai des rendez-vous au cabinet. 

         
         
Eduardo s’adresse à sa femme :

          - Pourrions-nous avoir une conversation sérieuse et claire… 

          - Crois-tu vraiment qu’une conversation va changer les évènements ? 

          Véronique se sauve dans la salle de bains et les laisse seuls.

          - Yolanda, je sais que tu m’en veux mais je t’aime, je n’ai jamais aimé que toi…. 

          - Tu m’en as donné la preuve !

          - Laisse-moi t’expliquer… 

          - Pour Enriqueta et Chiloe, nous n’étions pas mariés mais tu aurais dû me le dire….tu m’as menti pendant toutes ces années….Et pour Linda ? Quelle excuse vas-tu trouver ? 

          - J’avais bu le soir là….Tu es parti en France, j’étais seul…. Je t’en prie ! Donne-moi une autre chance ! 

          - Eduardo, il y en a eu d’autres….je ne peux pas…tu as tout détruit….je ne sais plus ce que je ressens… 

          - A cause de ton collègue ? Tu penses que je ne sais pas ce qui se passe entre vous ? Il ne t’aura pas ! Je ne t’accorderai pas le divorce ! Tu resteras liée à moi toute ta vie !  Et il claque la porte de sa chambre !

          Yolanda s’écroule sur une chaise, les larmes lui montent aux yeux. Jaime, non il ne l’aura jamais parce qu’il n’en veut plus ! Son cœur saigne parce que son amour pour lui s’est révélé lors de son absence en France, il lui manquait tant ! Le seul baiser qu’ils ont échangé lui revient en mémoire mais avec un goût amer. Il est amoureux de sa sœur ! Le destin est vraiment implacable !

          Elle n’a pas entendu arriver sa jumelle :

          - Yolanda que t’arrive-t-il ? Pourquoi pleures-tu ? Est-ce à cause de ton mari ? 

          - Oui et non….je pleure sur ma vie…sur les déceptions de toutes sortes… 

          Véronique se sent mal à l’aise.

          - Veux-tu venir avec moi à La Serena chez le père d’Andora ? 

           Non….Elle n’a pas envie de voir Jaime fondre devant sa sœur ! Il est amoureux d’elle, il n’y a rien à y faire !

          - Crois-tu vraiment que tu vas réussir à l’émouvoir ? Il n’a pas donné signe de vie depuis plus de trois ans ! 

          - Je veux essayer quand même… 

          - Tu es trop utopique. Tu ne peux pas sauver tous les enfants abandonnés de la terre…. 

          - Oui mais si j’arrive à donner du bonheur à une c’est mieux que rien…. 

          Yolanda trouve sa sœur trop sensible, trop idéaliste. Physiquement les jumelles se ressemblent mais leurs caractères et leurs personnalités sont différents, certainement à cause de la vie différente qu’elles ont menée. Quand elle a vu Véronique avec la petite dans les bras et le regard de son collègue sur elles, Yolanda a compris ce qui émouvait tant Jaime : la tendresse et la sensualité qui se dégagent de sa sœur, sa façon d’être. Elle est aussi douce qu’elle peut être virulente ! Ses émotions sont à fleur de peau. Son magnétisme est puissant.

          Véronique pense aussi à un autre enfant :

          - As-tu des nouvelles de Joselito ? 

          - J’ai appris par Eduardo qu’il était à la clinique de Valparaiso. Vas-tu y aller aussi ? 

          - Comment a-t-il pu l’admettre à la clinique alors qu’il est déclaré décédé ? 

          - Mon p….Ricardo s’en est occupé….tu sais le clan Riveros a de la ressource !  Ne te mêle plus de rien…tu n’es pas de taille face à eux…Estime-toi heureuse d’être encore en vie, tout comme moi ! 

          - As-tu abandonné la bataille ? 

          - Carlo a dit à son frère que la mission de Paine serait dirigée à présent par Enriqueta et qu’il veillerait personnellement à sa bonne marche…Ricardo a obtenu d’Eduardo qu’il la laisse définitivement tranquille, Enriqueta a assez souffert… 

          - Quel est vraiment le rôle de Carlo dans tout ce qui s’est passé… 

          - Il vaut mieux ne pas le savoir, crois-moi  et sur ces bonnes paroles je vais prendre ta place dans la salle de bains  sinon je vais arriver après Linda et il faut que je lui donne des explications sur son travail.

          Le téléphone sonne : c’est Jaime.

          - Véronique est-ce toi ? Es-tu prête ? Je serai là dans un quart d’heure. 

 

 

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CHAPITRE  47
 

Le départ

          Yves n’a retardé son vol que d’un jour et la compagnie aérienne a été très compréhensive. Grâce se réjouit de retrouver son mari, elle voudrait tant que Véronique revienne avec lui !  Yves ne lui a rien promis car il ne sait absolument pas quelle est la décision de la jeune fille.

          Jaime et Yves sont invités par Yolanda chez Catarina et son mari.  Au cours du repas Ricardo demande à Véronique :

          - Veux-tu rester avec nous pour les fêtes de Noël ? Avais-tu prévu quelque chose de spécial ? 

          Yves dit tout de suite :

          - Oui, Grâce et moi l’avons invitée….. 

          Catarina continue :

          - Elle est aussi invitée par Patrice Cullard, son père voudrait faire sa connaissance…. 

          Raul et Yolanda ensembles :

          - Et nous voudrions profiter encore un peu de notre sœur… 

          Yolanda se tourne ensuite vers Jaime :

          - Et toi que voudrais-tu ? 

          - C’est une décision que seule Véronique peut prendre… 

          Il a envie de hurler qu’elle doit rester avec lui mais il ne le fait pas. Il ne veut pas l’influencer. Tous les regards se tournent vers Véronique qui reste figée sur sa chaise. Elle se lève, va dans la salle de bains et éclate en sanglots.

          - Que dois-je faire ? Si je quitte le Chili je renonce à Jaime, si je reste je renonce à ma vie en France. Je ne suis rien ici….

          Ils voient tous qu’elle a pleuré. Le cœur de Jaime se serre mais il ne sait comment réagir. Il voudrait l’implorer de rester mais il reste sans dire un mot. Véronique après hésitation déclare qu’en raison des difficultés avec son passeport non visé au départ de Paris elle doit d’abord régulariser sa situation et repartira plus tard. Elle passera donc les fêtes de Noël et Nouvel An à Santiago. Puis se tournant vers Yves :

          - Je suis désolée, embrasse Grâce très fort pour moi et dis lui que je serai de retour au cours de la première semaine de janvier dès que j’aurai tout réglé.

          Cette histoire de régularisation est une aubaine mais c’est reculer pour mieux sauter ! Tant pis, quelques jours de répit pour réfléchir ! 

          Le repas se poursuit ensuite dans une ambiance plus chaleureuse.  Seul Yves a le cœur gros mais Véronique a dit qu’elle revenait en France donc elle n’a sûrement pas l’intention d’avoir une relation avec Jaime et puis, la connaissant, il sait qu’elle ne fera pas de mal à sa sœur.

          Après le départ de l’avion et les derniers adieux à Yves, Véronique demande à voir la petite Andora. Jaime appelle sa sœur. Yolanda est étonnée :

          - La petite est toujours chez Monica ! 

          Véronique fait signe que oui et dit que c’est elle qui l’avait demandé.

          - Mais pourquoi as-tu fait cela ? 

          - Parce que je me suis attachée à cette enfant. Je lui ai rendu visite plusieurs fois et savoir qu’elle va se retrouver dans un orphelinat me rend triste, son père ne veut pas la voir, c’est inhumain…. 

          - Et que comptes-tu faire ? 

          Jaime la regarde, « que va encore inventer ce kamikaze ? Maintenant que Linda va prendre la place de Myriam, un problème de réglé, qu’est-ce qui lui passe encore par la tête ? 

          Il ne tarde pas à le savoir.

          - J’aimerais aller chez son père….lui parler de la petite….Il ne peut rester insensible face à cette enfant ! 

          Jaime le savait ! Jamais elle n’abandonnera une idée quand elle lui trotte dans la tête ! Il est de plus en plus fou d’elle ! Quelle énergumène ! Jamais il n’a été sous une telle influence ! Il a toujours dominé les femmes qu’il a connues mais celle-là est indomptable ! Alors il va l’emmener à La Serena ! Adviendra que pourra !

 

 

 

 

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Vendredi 25 janvier 2008

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CHAPITRE 46

  

Au restaurant

          Les voilà tous les quatre attablés au restaurant « Aqui Esta Coco ». Le décor d’influence marine est agréable. C’est l’établissement le plus connu de Santiago pour ses menus de poissons et de fruits de mer. Raul ne les a pas accompagnés pour ne pas donner l’éveil. Contreras doit les surveiller.

           Véronique a dans son sac le cd fabriqué par son frère. Il n’est pas faux, ce serait trop dangereux, mais il ne comporte pas toutes les annotations de Bernardo.

          Yolanda en commandant un « parilla de mariscos », mélange de fruits de mer et de poisson servi sur un petit gril de table, dit pour finir :

          - C’est très bon, nous en commandions souvent avec Jaime avant que je ne parte en France….      

          Le regard triste de Véronique et celui furibond de Jaime lui font comprendre qu’elle aurait dû se taire. Elle n’éprouve aucune satisfaction de ce qu’elle vient de balancer.

          Curieux le destin. Je suis près de Jaime et lui s’amourache de celle qui va repartir !  

          Yves parle à Yolanda mais elle ne lui répond pas alors Véronique pousse sa sœur :

          - Oh oh ! Où es-tu partie ? Reviens parmi nous ! 

          - Excusez-moi, je réfléchissais….Yves quand dois-tu rencontrer le pseudo inspecteur ? 

          -  Je ne pense pas qu’il soit faux, simplement à la solde de Diego ou Paulo Riveros….parlons doucement car nous devons certainement être épiés….Il faut que j’appelle Grâce, elle doit s’inquiéter parce que je devais lui donner l’heure de mon arrivée à Paris…. 

          Il se lève et se dirige vers le comptoir du restaurant et tandis qu’il demande s’il peut téléphoner, Contreras le tire par le bras et le tire vers le fond de la salle derrière un décor, les rendant invisibles des clients.

          - Comme vous pouvez le constater, les nouvelles vont vite ! N’appelez surtout pas les carabineros ! 

          - Je voulais juste téléphoner à mon épouse, elle doit être folle d’inquiétude ! 

          - Vous le ferez quand j’aurai tous les documents ! Alors ! Vous avez le CD ? 

          -  Il est en possession de Véronique Mirol ! Je ne pensais pas vous trouver là ! 

          -  Dites à cette fille d’aller se repoudrer le nez ! Tout de suite ! Je ne suis pas patient !  Et surtout seule !

          Yves est livide quand il revient à la table, tous se rendent compte que quelque chose cloche. Véronique lui demande :

          - As-tu parlé à Grâce? Y a-t-il un problème ? 

          - Oui…enfin non….Il faut que tu ailles te laver les mains…. 

          Jaime comprends tout de suite :

          - Véro tu n’y vas pas seule ! 

          Quand Yolanda comprend à son tour, elle s’écrie :

          - Nous y allons toutes les deux.

          Yves réplique :

           - Il a dit seule     

           -  Il ne sait pas laquelle des deux est Véronique alors il ne fera rien et il vaut mieux être deux…. 

          Jaime n’est pas convaincu, il veut encore s’interposer mais Yolanda refuse. Avant qu’il ne soit revenu de sa surprise, les filles se sont levées et ont disparu aux toilettes. Contreras tire Yolanda brutalement par le bras, visiblement très mécontent d’être face à ces deux femmes : 

          - Toi tu ne bouges pas et tu ne cries pas ! Où est le CD ? 

          Véronique jette le CD vers Contreras mais il tombe au sol. Ce dernier furieux serre la gorge de Yolanda

          - Ramasses ! Sinon j’étrangle ta sœur ! 

          Dès qu’il l’a en sa possession il lâche Yolanda, tire un pistolet de sa poche et menace les deux femmes :

          - J’espère pour vous deux que c’est l’original et que vous n’en avez pas de copies ! Répondez ! 

          - Vous avez les disquettes et le CD, nous n’avons plus rien… 

          - Gare à vous si vous mentez ! Maintenant ne bougez pas pendant que je vérifie.

          Il sort de sa besace un ordinateur portable dernier cri et y insère le CD.  Il semble satisfait, les filles soufflent un peu, Raul a bien fait les choses.

          Contreras ajoute :

          - Et la disquette du collègue ? Est-elle là aussi ? 

          Comment sait-il cela ? 

          - Elle est parmi celles que nous vous avons données…. 

          - J’espère pour vous car les représailles seraient terribles  et irréversibles ! Maintenant tournez-vous et ne bougez pas avant d’avoir entendu la porte se fermer ! 
 

          Quelques secondes plus tard les filles entendent une déflagration, elles se précipitent dans la salle du restaurant, les clients sont affolés, Jaime avance en courant :

          - Vous allez bien ? Vous n’avez rien ?  Qui a tiré ?

          - Mais nous n’en savons rien !  Dirent-elles en même temps.

          Le restaurateur revient de la cour intérieure en ayant du mal à parler :

          - Il…y..a..un homme mort dans la cour… J’ai appelé les carabineros… 

          Yves va vérifier et dit tout bas à Jaime en revenant :

          - C’est Contreras….il n’a plus aucun papier…plus rien sur lui….  

          Quand les carabineros se présentent enfin après plus d’une demi-heure, aucun des quatre ne leurs dit de qui il s’agit. Tout le monde est interrogé dans le restaurant mais personne n’a rien vu et  personne ne sait rien. Hélas la vérification des papiers est difficile pour Véronique !

          Jaime montre les siens et déclare que Véronique est sa femme et qu’elle a laissé les papiers à la maison. Yolanda précise :

          - C’est ma sœur, en la voyant vous ne pouvez en douter…alors voici ma carte d’identité… 

          Le plus vieux des carabineros prend les papiers, lit le nom de jeune fille et demande :

          - Riveros, un nom connu….êtes vous apparenté à Carlo et Paulo ou Diego Riveros ?…. 

          - Oui…mes oncles et mon grand-père….mais je ne connais que Carlo…. 

          - C’est bon…vous pouvez partir… 

          Un jeune carabinero demande  au commandante :

          - Mais nous ne savons pas ce qui s’est passé….tout le monde est suspect… 

          - Laisses tomber…..trop compliqué …. Je connais…

          Nos quatre compères quittent le restaurant sans avoir déjeuné et retournent au cabinet.  Là, surprise totale !  Les portes sont ouvertes ! Tout est pêle- mêle ! C’est un vrai désastre ! Myriam est introuvable ! Jaime appelle chez elle en prenant le numéro sur son dossier d’embauche et nouvelle surprise : personne ne connaît de Myriam au numéro indiqué et l’adresse ne correspond pas. !

          Véronique se souvient alors de Contreras qui parlait de la copie de disquette en possession de Jaime.  Myriam était une « taupe ». C’est elle qui a dû en parler ! Quelle histoire !

 

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Jeudi 24 janvier 2008

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CHAPITRE 45


La Légua

 

          Ils arrivent dans les poblaciones, quartiers pauvres de la Legua. Linda est très pâle et ses mains tremblent en nous indiquant le chemin vers l’habitation de ses parents. Elle voit son frère au loin et son père et ses mouvements deviennent convulsifs. Véronique demande à Jaime d’arrêter la voiture.

          - Linda, calmez-vous, nous sommes là, personne ne vous fera de mal…Vous ne pouvez arriver dans un tel état, ce n’est pas bon pour votre santé.

            - Vous ne connaissez pas la mentalité de mes parents, même si vous leur affirmez que je n’ai pas menti, ils m’en voudront d’avoir parlé.

          -  De toutes façons vous allez repartir avec nous si vous avez le moindre problème….ayez confiance en nous…

          Jaime regarde Véronique et se dit qu’elle est touchante dans sa façon de vouloir rassurer Linda mais aussi qu’elle ignore tout des coutumes de ce pays. Elle réagit en bonne européenne dont la liberté n’a jamais été entravée. Il est beaucoup moins optimiste sur les conséquences de leur arrivée.

          Véronique jette un œil autour d’elle et trouve l’endroit sinistre. Tout est gris, sombre malgré le soleil. Les maisons modestes en dur avoisinent les baraques en bois aux toits en tôle. Les rues sont insalubres et jonchées par endroits de poubelles renversées. Cela n’empêche pas aux habitants d’avoir la télévision par câble et des téléphones portables à la main ! Le progrès ne niche partout !

          Jaime demande à Véronique de le laisser parler car son espagnol, même potable, risque quand même de faire des impairs dans des circonstances précises. Certaines expressions typiques lui sont étrangères et elle risque le quiproquo ou la seule erreur à ne pas faire !

          A peine sortie du véhicule, Linda voit sa mère reculer dans le couloir de la maison et son frère crier qu’elle est une fille perdue et qu’elle n’a plus rien à faire chez eux ! Il s’approche dangereusement d’elle alors Véronique s’interpose. Le père plus calme, leur demande d’excuser son fils et les remercie d’avoir ramené sa fille et que maintenant c’est une histoire de famille et privée.

          Linda serre convulsivement la main de Véronique comme pour la supplier de ne pas la quitter. Alors elle lui murmure  Je ne pars pas sans vous… 

          Jaime demande au père l’autorisation de lui parler mais pas dans la rue, Il accepte et ils se retrouvent tous autour d’une table et dans un décor rudimentaire. Il explique alors toutes les circonstances de la mésaventure de Linda. La mère a les larmes aux yeux mais ne dit rien. Elle fixe sa fille avec un regard laissant apparaître toute son impuissance.

          Véronique est choquée du manque de réaction de madame Pizzaro. Sa fille est traitée comme une moins que rien et elle laisse faire ! Le père parle de Yolanda Esteban en disant que cette femme ne méritait pas d’être trahie par sa fille alors Véronique répond avant Jaime…

          - Je suis Madame Esteban et si je suis venue aujourd’hui c’est parce que je condamne l’attitude de mon mari et aussi parce que je veux aider votre fille, tant moralement que financièrement. C’est uniquement la faute de mon époux alors soyez indulgent avec Linda.

          Jaime est abasourdi ! Il ne s’attendait pas à cela ! Décidément elle l’étonne de plus en plus ! Le père est décontenancé alors Véronique continue :

          - Mon collègue et moi avons besoin d’une employée de bureau alors nous vous demandons l’autorisation d’embaucher votre fille et une association près du bureau peut l’héberger.

          Cela semble convenir à la famille qui évite ainsi les commérages de quartier.

          Jaime rit sous cape !

          Mon cœur tu as pris cette décision impulsivement et spontanément comme tout ce que tu as fait depuis ton arrivée. Comment vas-tu convaincre Yolanda ? 

          Dans la voiture il lui pose la question et elle répond tout simplement et le plus naturellement possible :

          - Catarina a embauché Chiloé, Yolanda embauchera Linda ! Et de plus cela mettra Lorena Esteban dans une colère noire et cela me plait ! 

          Linda ne cesse de remercier la jeune femme mais s’inquiète de la réaction de Yolanda :

          - Et si elle refuse ? 

          - Alors nous trouverons une autre solution n’est-ce pas Jaime ? 

          Il n’en revient pas ! Elle ne perd vraiment pas le nord ! Bien sûr qu’il va l’aider à se sortir de son pétrin ! Comment ne pas l’aider alors qu’il est fou d’elle ! Le magnifique sourire de la jeune femme et celui de Linda le récompensent de tous les tracas de cette aventure. Il a le cœur en fête.

 
 

 

 

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Mardi 22 janvier 2008

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CHAPITRE 44
 

Embrouilles diverses

          Yves arrive au café tout essoufflé.

          - Véronique tu ne vas pas croire ce qui va suivre ! 

          - Calme-toi. Explique…. 

          - Wanclift  n’est pas Wanclift ! 

          - As-tu perdu la tête ?

          - Non, le vrai Wanclift est à Londres, le pseudo inspecteur est un homme à la solde de ceux qui sont responsables du trafic, et il veut absolument que tu lui remettes la disquette et tout autre document concernant cette triste affaire.

          - Mais j’ai tout laissé au bureau et Jaime a redonné son exemplaire à Yolanda, mais Wanclift…enfin ton gars, connaît le contenu de cette disquette ! 

          - N’y a-t-il pas aussi un cd ? 

          - S’il y a autre chose, c’est en possession de Yolanda…. 

          - Il faut que tu arrives à le récupérer…. Il m’a prévenu qu’il s’attaquerait à Grâce et à toi si je ne lui remets pas tous les documents.

          - Il faut que cela soit sacrément important pour qu’il en arrive à te menacer ! 

          - Oui et il ne veut absolument pas que tu en parles à Jaime… 

          - Je vais monter au cabinet et en parler avec Yolanda…Je te laisse mon mobile et je t’appelle dès que j’ai le cd…s’il existe, mais je ne comprends pas pourquoi Jaime devrait ignorer ce qui arrive! 

          - Ce gars ne plaisante pas alors il vaut mieux faire ce qu’il dit, fais très attention à toi… 

          Quand Véronique entre dans le cabi