"Quelquefois le génie est le mot d'un enfant"





Je parle toujours de Dornot mais où donc est ce village ?
Situé sur une côte raide, très difficile d’accès en hiver quand le verglas s’y installe, c’est un petit bourg de Moselle entre Novéant et Ancy sur Moselle en Lorraine, à environ 20 km de Metz. Il
s’est énormément modernisé et agrandi au cours de ces dernières années et surtout depuis mon enfance !
La photo date des années 2000 mais n'a guère changée pour la disposition. La propriété de mes parents était au centre de l'image, maison aux murs rose foncé et sur la gauche le jardin et le parc
avec sa piscine qui à l'époque était en pierre.
J’y ai vécu de de 1954 à 1958, un court laps de temps mais d’une importance capitale pour moi.. Je « routchais »(glissais) sur cette pente soit avec une luge, soit avec
des patins à roulettes avec mon amie Marie Louise et d’autres, comme Andrée Vidémont (marraine d’une de mes jumelles), Chantal Leiritz, la fille du maire, Marguerite et Jacqueline Weissberg,
Christiane et Danièle Pouilleux, André depulle mon premier petit-ami et son frère Bernard , Léon et Titi Basso etc...
La montée d'escalier qui partait de la côte et aboutissait dans le jardin à deux paliers sur l'avant de la maison. C'était en meilleur état en 1954! Le mur en haut duquel
je m'asseyai pour jouer avec les éléments de ma maison de poupee accuse l'usure du temps. Maman , qui adorait les fleurs, avait fait du jardin une splendeur. Je suis d'ailleurs assise en
1956 près des buissons de" boules de neige" dans un article précédent.
Le chalet de Marie louise se trouvait un peu plus haut, face à l'arrière de notre maison avec vue sur le verger et le sous-bois à son extrêmité. La photo montre, à gauche, la gloriette dans le
petit bois entourant le chalet de mon amie, un chemin de terre le séparant de notre sous-bois, à droite. Cette gloriette était notre refuge, les murs ont été témoins de toutes nos
confidences, de nos jeux, de nos rires, de notre espièglerie et de toutes nos bêtises...
Marie louise était sous le régime de la sévèrité. Comme elle n'avait pas le droit de fréquenter les jeunes du village (estimés peu convenables car ils étaient de
parents paysans...Quelle hérésie!), elle ne pouvait jouer qu'avec moi parce que j'étais scolarisée dans le même pensionnat mais...J'étais trop en avance selon sa famille, trop délurée pour une
enfant de 10 ans!, alors on se voyait surtout en cachette...dans la gloriette...
Mes parents étaient sévères sur l'éducation mais pas sur ma façon de m'amuser ou de fréquenter des copains et copines. J'avais une totale liberté à ce sujet. Mes parents étaient aimés pour leur
simplicité et leur amabilité et les gens du village le leur rendaient bien.
Après une semaine au pensionnat Sainte Chrétienne de Metz, j'étais heureuse de retrouver la maison et mes amis. Je garde de cette époque un excellent souvenir et toute ma vie a d'ailleurs
tourné autour de ce village. Ce serait trop long à expliquer dans cet article. Cela est expliqué dans le tome 1 de ma biographie.

Jacqueline et Marguerite Weissberg surnommée Nini et Guiguite. Photo 2 : Marie-Louise, pour moi, qui en réalité se nomme Marie-Elisabeth. Photo 3 : Christiane et Danièle Pouilleux et leur
frère et soeur dont je ne me souviens plus du nom! Pas facile de retrouver des photos de cette époque!


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