"Quelquefois le génie est le mot d'un enfant"





CHAPITRE 37
Scandale familial
A la fin des obsèques toute la famille se réunit chez Eduardo. Lorena veut jouer à la maîtresse de maison et Yolanda n’a pas envie d’entamer une discussion sans fin alors elle la laisse faire. Elle préfère rester avec Gladys et Véronique. Le requiem pour Bernardo lui a paru très exagéré.
Gladys demande à Yolanda si elle va rester chez elle ou demander le divorce.
- Je ne sais pas encore mais je ne supporte plus qu’Eduardo s’approche de moi…j’ai des raisons personnelles…
- Crois-tu qu’il a une maîtresse ?
Les questions de Gladys sont étranges ou alors…
- Bernardo t’a-t-il fait des confidences ?
- Il m’a dit une chose que j’ai du mal à croire….
- Veux-tu parler de Chiloé ?
- Tu sais ?
- Oui, c’est Enriqueta qui m’en a parlé il y a longtemps…c’est pour cela que j’ai demandé à mes parents de l’engager…
- Eduardo sait-il que tu es au courant ?
- Non…mais il ne va pas tarder à l’apprendre.
Véronique en entendant la conversation se dit que c’est certainement pour cette raison que sa sœur s’est rapprochée de Jaime. Ce dernier a aussi entendu les paroles de Gladys. Il regarde tristement Yolanda en se disant que c’était cela la raison de l’abîme qui se creusait entre sa collègue et son mari et le motif de son désarroi lorsqu’elle est arrivée un jour en pleurant au cabinet.
Elle subit cela depuis cinq ans ! Il la fixe avec compassion.
Véronique surprend le regard de Jaime et son cœur se serre.
- Comme il doit l’aimer pour la regarder ainsi !
Quelque chose intrigue Véronique. Si sa sœur a appris que Chiloé est la maîtresse de son mari pourquoi l’a-t-elle fait embaucher par Catarina ? Et comment Enriqueta pouvait-elle le savoir ? Elle pose la question à Yolanda qui éclate de rire. Son rire est un peu excessif en raison du piscolo qu’elle a bu. Lorena en l’entendant se met à vociférer.
- Comment osez-vous rire en un pareil moment !
- Oh vous fichez-moi la paix !
Eduardo est très en colère :
- Yolanda ! Un peu de respect, c’est ma mère !
- Du respect ! En as-tu eu pour moi ?
- Calme-toi….
- Je crois que je suis calme depuis trop longtemps !
Eduardo prend violemment sa femme par le bras alors Véronique le pousse en arrière :
- Ne la touche pas !
Yolanda continue en s’adressant à l’assistance :
- Tout le monde critique mon voyage en France mais personne ne s’est demandé pourquoi je suis partie si vite !
Ricardo tente de la faire taire avant qu’elle n’aille trop loin mais rien ne peut plus l’arrêter !
- Eduardo ! Pourquoi ne dis-tu pas à l’assemblée qui est Chiloé ?
Lorena devient aussi blême que son fils.
- Mais oui chère belle-mère vous avez une petite-fille indienne ! Chiloé est la fille de votre fils et d’Enriqueta !
Catarina regarde son mari qui n’a pas l’air surpris.
- Tu savais !
Eduardo riposte :
- Tu es devenue complètement folle ! Comment peux-tu inventer une telle histoire en un pareil moment ?
Gladys s’avance :
- Cesse de mentir…Bernardo me l’avait confié…
Lorena crie comme une forcenée
- C’est un complot pour nous nuire ! Comment peux-tu participer à cela Gladys ! Personne ne va croire une idiotie pareille !
Véronique s’avance : à son tour :
- Moi je le crois….Yolanda demande donc à ton mari qui est Linda ?
Eduardo se précipite vers elle menaçant ! Jaime s’interpose.
- Vous feriez mieux de reculer !
- Je ne connais pas de Linda !
Il se sent perdu car il voit bien que tout va éclater !
Yolanda demande à Véronique de parler.
- Linda est la maîtresse de ton mari et elle est enceinte. Eduardo voulait la cacher à la mission, j’en parle parce qu’elle a très peur de lui et j’ai dû la mettre en sécurité.
Ricardo trouve que la discussion a assez durée.
- Arrêtez tous… Yolanda a un peu trop forcé sur le piscolo, ce qui n’ôte rien à la véracité des faits mais elle en parlera plus calmement demain et prendra la décision qui conviendra le mieux à la situation. Ce soir les esprits sont échauffés et cela ne peut que mal finir.
Eduardo hurle :
- Que tout le monde s’en aille ! Je ne veux plus voir personne !
Véronique dit :
- Moi je reste avec ma sœur…
- Toi tu t’en vas comme les autres…
Yolanda confirme :
- Véronique reste ici !…elle dormira avec moi ! Tu n’as plus rien à dire !
Jaime et Yves ne sont guère rassurés :
- Vous êtes sûres de vouloir rester ici ?
Véronique répond :
- Ne vous en faîtes pas, nous nous verrons demain, Yolanda a surtout besoin de dormir à présent…je suis là, il ne lui arrivera rien.
Lorena tente de parler mais Yolanda l’interrompt immédiatement :
- Allez dans votre chambre ! Et demain vous quittez cette maison ! Je ne veux plus vous voir ! Et se tournant vers Eduardo :
- Inutile d’essayer de me faire changer d’avis ! Ce sont mes parents qui ont payé cet appartement alors je suis chez moi et je veux que ta mère disparaisse de ma vue et de ma vie !
Deux grands claquements de portes s’en suivent, tout le monde s’en va puis tout redevient calme.
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Voir également l'article "Terrain à vendre à Treilles"



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