"Quelquefois le génie est le mot d'un enfant"





CHAPITRE 16
Arrivée surprise
19 Novembre 2003
Cela fait une semaine que Véronique se trouve au cabinet. Elle a passé le dimanche avec Catarina, Raul et Chiloé. Eduardo l’a invitée mais elle a refusé pour suivre l’attitude de Yolanda.
En ce jeudi où le temps est doux et un peu ensoleillé elle a une baisse de moral. Presque deux semaines qu’elle est loin de chez elle ! Elle se cache le visage entre les mains et se met à pleurer. C’est ainsi que la trouve Myriam, la secrétaire. Sans bruit elle referme la porte et va prévenir Jaime Larrain. Il arrive très vite. Véronique n’a pas quitté sa position. Jaime la prend par les épaules et l’oblige à le regarder.
- Véro que se passe-t-il ? As-tu eu un problème chez Eduardo ?
Elle se calme un peu en le voyant.
- Je pensais à mes amis, à ma vie en France… non, Eduardo ne m’approche pas… Je ne le lui permets pas…
- Sèche tes larmes et fais-moi un sourire, je vais t’aider….même si je n’ai guère envie de te voir partir…
Véronique le regarde et sent qu’il est sincère. Seulement c’est Yolanda qu’il voit en elle et soudain cela la dérange au point que les larmes se remettent à couler…
- Je t’en prie Véro, calmes-toi….
Il l’embrasse tendrement sur la joue tout en essuyant ses larmes. Il caresse doucement ses joues puis la serre contre lui. Cette femme l’émeut et il se rend compte qu’il est tombé amoureux d’elle. Il n’avait jamais pris d’aventure au sérieux, il ignorait pourquoi mais maintenant il en connaît la raison : c’est elle qu’il attendait. Il est proche de Yolanda cependant ce qu’il ressent pour Véronique est totalement différent.
Véro tu as pris mon cœur et je ne peux pas te le dire, tu ressembles à Yolanda mais tu es si douce, si attachante ! Deux femmes si semblables et en même temps si différentes !
La sonnerie du téléphone retentit et le tire de ses pensées. Véronique répond :
- Cabinet Esteban…
- Allo ! Puis-je parler à Yolanda Riveros ?
- C’est elle-même….
- Véronique est-ce toi ?
- Qui êtes-vous ? Et pourquoi m’appelez-vous Véronique ?
Jaime prend le téléphone et fait signe à Véronique de se taire.
- Véronique tu m’entends ? C’est Yves !
- Yves ! Oui c’est bien sa voix, il n’y a pas de doute.
Elle reprend précipitamment le combiné :
- Yves Mon Dieu ! D’où m’appelles-tu ? Et comment as-tu trouvé ce numéro de téléphone ?
- Sur Internet mon ange…je suis dans un taxi venant de l’aéroport et j’arrive bientôt à ton bureau.
La jalousie tenaille Jaime.
Et voilà ! Je savais bien qu’une fille comme elle ne pouvait pas être seule ! Il vaut mieux que je retourne dans mon bureau
- Jaime attend ! C’est…
Il a déjà fermé la porte.
- Véronique que se passe-t-il ? As-tu un problème ?
- Non, non, Yves, je t’attends, je suis si heureuse de te savoir ici !
- Et moi davantage de te savoir en vie !
Elle raccroche et va frapper à la porte du cabinet de Jaime. Personne ne répond. Elle frappe encore et pousse la porte.
Personne ! Où est-t-il parti ? Ce n’est pas vrai ! Il n’est quand même pas jaloux ! Pourquoi d’ailleurs ? A cause d’un simple petit baiser échangé ? Je ne suis pas Yolanda ! Je lui expliquerai tout cet après-midi.
Elle ne veut pas se casser la tête même si elle est triste de l’attitude de Jaime.
Quand Yves arrive quelques minutes plus tard il la serre très fort dans ses bras.
- C’est bien toi ! Tu ne peux savoir avec quel bonheur je te retrouve !
- Oui c’est bien moi….Et je suis vraiment contente de te voir ? Comment va Grâce ?
- Mieux depuis qu’elle sait que tu es toujours parmi nous. Elle a beaucoup insisté pour que je vienne ici.
- Si tu savais comme tout est étrange dans cette famille !
- C’est fini…Tu va revenir avec moi et tout redeviendra normal…
- Je ne crois pas…c’est plus compliqué que tu ne le penses…et je ne peux pas repartir sans passeport….
- Excuse minable! Il va sûrement trouver une parade L’idée de partir ne me plait plus autant...
- J’ai ton passeport….Ma femme y avait pensé….
- Et voilà, je le savais !
- Cela ne change rien…je n’ai pas de visa d’arrivée alors comment pourrais-je avoir un visa de sortie ?
- Il suffit d’aller à l’ambassade de France et d’expliquer ton cas.
Il faut que je trouve autre chose. Je ne peux pas partir si vite….je déraille !
- Tu me vois leur dire que je ne suis pas Yolanda Esteban, que je ne sais pas comment je suis entrée dans le pays et que je suis déclarée disparue en France !
- Je dois prendre contact avec un agent d’Interpol sur la demande du commissaire français, nous pourrons lui expliquer….
Pourquoi Interpol ? Je n’ai rien d’un personnage important !
Il lui raconte alors toute l’histoire de « son accident ».
- Comment s’appelle la personne trouvée morte ?
- Martine Hoffmann…
- Ce n’est pas vrai !
- La connais-tu ?
- De vue non, je sais juste que c’est une amie de Yolanda et que cette dernière est sensée séjourner chez elle en ce moment.
- Cette affaire est très embrouillée, où est donc Yolanda alors ?
- Je n’en sais rien….cela commence vraiment à me faire peur.
Elle lui relate les derniers évènements et lui montre la disquette.
Il est surpris :
- Pourquoi t’occupes-tu de cela ?
Voilà que lui aussi me pose cette question.
- Parce que Yolanda l’aurait fait.
- Allons déjeuner tu me raconteras tout dans le détail.
Quand Yves prend place dans le coupé, Véronique voit Jaime devant une vitrine de magasin.
- Yves attends-moi une seconde, je reviens…
Elle marche très vite car Jaime commence à s’éloigner à grands pas jusqu’au parking où se trouve sa voiture.
- Jaime ! Attends ! Je t’en prie ! Pourquoi me fuis-tu ?
- Véro je ne te fuis pas…je ne veux pas te déranger…
- Tu ne me déranges pas du tout….Yves est le mari de ma meilleure amie…
Du coup il retrouve un peu le sourire.
Quel idiot ! J’aurais dû attendre ses explications.
- Je vois que tu vas mieux…. Viens avec nous s’il te plait et puis je ne connais aucun bon restaurant en dehors de celui où j’étais avec Catarina !
- Ok, mais je prend ma voiture car je dois aller voir Andora ensuite…tu n’auras qu’à me suivre…
- As-tu des nouvelles ?
- Oui, le médecin a dit qu’elle va très bien et qu’aucune opération chirurgicale n’est à envisager….
- Et les examens sanguins ?
- Là il y a un problème….Des substances inconnues sont apparues…et l’enfant a des traces de piqûre sous les pieds….
- Bernardo fait-il des expériences sur les enfants ?
- Je crois que c’est encore plus important que cela….le médecin ne voulait pas en parler au téléphone…
- Il faut arrêter cela en portant plainte.
- Tout doux, tout doux ma belle….ici il faut être très prudent….Bernardo est très connu et de plus protégé par la famille Riveros et d’autres dont les ramifications vont très haut.
- Tu sais depuis longtemps par Yolanda ce qui se passe n’est-ce pas ?
- Oui mais je ne pouvais pas en parler sans savoir auparavant de quel côté tu étais, tu pouvais être une acolyte de Bernardo pour me piéger et pour retrouver la disquette.
- Et maintenant tu ne le crois plus ? Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?
- Tu m’as montré l’enregistrement et tu n’as rien dit à Bernardo et aussi parce que je sens que ton âme est belle comme celle de Yolanda et que je peux te faire confiance.
Encore une comparaison dont je me serais bien passée !
- Qu’allons-nous faire maintenant ?
- Préparer un bon dossier et nous adresser à l’ordre des médecins ainsi qu’à l’association de ma sœur. En attendant fais très attention à toi…Autre détail important, Raul, le frère de Yolanda est avec nous, il surveille son père et Bernardo
- Quelle histoire ! Je vais rejoindre Yves car il doit s’impatienter là-bas dans la voiture…je te suis, à tout de suite.
Yves se dit qu’il était temps qu’il arrive car la relation entre les deux là lui semble étrange. Son amie s’est précipitée trop vite vers cet homme pour que cela soit anodin.
- Qui est-ce ?
- Jaime, mon collègue….
- Tu veux dire le collègue de Yolanda….
- Oui c’est vrai ! Nous allons le suivre et nous déjeunerons tous ensemble.
Yves a l’impression de revivre une seconde fois cet épisode dans un pays différent. Il ne veut pas qu’elle lui échappe cette fois. Il va être très vigilant.
Après avoir déposé la valise d’Yves à l’hôtel Los Espanholas, bâtiment qui ressemble à une grande maison familiale de style campagnard, près du centre commercial de Providencia, les trois convives s’attablent au restaurant « Giratorio »
Tandis qu’ils boivent un piscola en apéritif, chacun y va de son histoire.
Ils dégustent ensuite un plat typique le « Pastel de Choclo» composé de purée de maïs recouvrant de la viande de bœuf hachée cuite avec des oignons et des raisins et le tout gratiné au four accompagné d’un vin rouge de la vallée du Maipo. Le plat ressemble un peu au hachis Parmentier français mais plus épicé.
Tout au long du repas de multiples solutions sont envisagées. En conclusion, il s’avère qu’en priorité il faut retrouver Yolanda pour sortir de cet immense imbroglio.
Le trio retourne ensuite au cabinet à Las Condes. Si Véronique semble à l’aise, il existe par contre une certaine tension entre les deux hommes. Jaime se rend à contre cœur dans son bureau, laisser Véronique avec Yves ne lui plait pas du tout. Même si c’est le mari d’une amie, cet homme la regarde trop tendrement.
Les deux hommes ont un physique diamétralement opposé. Yves est très grand, environ un mètre quatre-vingt dix, très longiligne, les cheveux et les yeux clairs. Jaime dépasse à peine un mètre soixante seize, il a le teint clair pour un chilien, les cheveux aussi noirs que ses yeux. Chacun a un charme particulier.
Yves est content d’être avec son amie et lui dit :
- Je suis heureux de me retrouver seul avec toi…. J’étais très impatient de te revoir…comment te sens-tu vraiment ?
- Vivante ! Comment va ta femme? Je ne l’ai pas trop effrayée ? Et le bébé c’est pour quand ?
Yves n’a pas du tout envie de parler de sa femme, il voudrait serrer Véronique contre lui, l’embrasser et lui dire combien il l’aime. Cependant c’est trop tôt, elle risque de mal réagir s’il lui annonce cela brutalement.
- Le bébé c’est pour février, c’est une fille…et tu es toujours prévue pour être sa marraine.
- J’espère que tout sera réglé…
- Evidemment ! Je ne partirai pas sans toi !
- Tu es très gentil mais Grâce a besoin de toi…
Il lui prend la main et la porte à ses lèvres, c’est le moment que choisit Jaime pour entrer dans le bureau…
- Excuse-moi, j’aurais dû frapper…
- Ce n’est pas grave, il va falloir que je rentre chez moi.
Yves s’écrie :
- Chez cet homme qui te prend pour son épouse ? Ne risque-t-il pas de venir dans ta chambre ?
Là Jaime est visiblement énervé !
- Qu’est-ce que cela peut bien lui faire à ce dandy que Véronique soit avec Eduardo ? Je savais bien que ce n’était pas très clair !
Il prend la parole :
- Il faut qu’elle rentre pour ne pas éveiller les soupçons et puis elle va chez ses parents. De toutes façons il ne faut surtout pas qu’Eduardo apprenne qu’un ami français est arrivé au Chili.
- Yves c’est vrai et d’ailleurs il est préférable que ce soit Jaime qui te raccompagne à ton hôtel car le soir Eduardo peut nous voir à Providencia.
Très bonne idée ! Comme çà ils ne vont pas être seuls tous les deux.
Jaime sourit. Yves n’est pas du tout content de cette solution, il pensait vraiment passer une partie de la soirée avec elle.
- Ok, alors à demain vous deux ! Jaime prend bien soin d’Andora !
Et chacun lui fait une bise sur la joue !
Livre disponible sur le site :
http://www.lulu.com/content/830392
depuis 09 03 2007
Mes livres
"C comme quoi ?" -
"La tatouée de l'ile d'émeraude"
"Le libre arbitre
d'Alice"
disponibles sur les sites :
en tapant la référence : Violette W-Ruer
La chandelle de l'Espoir
Prenez le relais pour la recherche sur la Mucoviscidose
Laissez-le continuer sa marche sur votre blog en l'y installant.
Celui-ci vient de chez DELPHINE
Beau terrain en pente à vendre à Treilles
- Entre Narbonne et Perpignan à 35 km de part et d'autre.
- Superficie : 2166 m2 - COS 580 m2
- Vue sur la mer à 4 km à vol d'oiseau
- Plein sud entre mer et montagne
- Tout à l'égout
- Electricité
- Ligne téléphonique
- Possibilité géothermie
- Autoroute à 5 km
- Sation de ski dans les Pyrénées Orientales à 120 km
- Pas de frais d'agence, s'adresser aux propriétaires :
Brigitte et Daniel MOURRUT
Téléphone le soir : 04 68 45 74 65
Voir également l'article "Terrain à vendre à Treilles"



Commentaires