"Quelquefois le génie est le mot d'un enfant"





CHAPITRE 11
Orage
14 Novembre 2003
Catarina emmène Véronique jusqu’au garage où elle récupère le coupé Toyota
Celica de Yolanda. Véronique est émerveillée par la voiture. Ce genre de véhicule est très onéreux, de l’ordre de trente mille euros.
Comment Yolanda a-t-elle pu s’offrir une telle voiture ? Certainement avec l’aide de ses parents.
Elle se rend au bureau, non sans mal, car elle ne se souvenait que vaguement de l’itinéraire et retrouve Jaime. Il l’accueille soucieux.
- Tout s’est-il bien passé hier soir ?
- Oui…le repas un peu stressant en raison de la belle-mère….
- Et Eduardo ?
- Il a essayé de me convaincre de faire un effort pour que notre couple s’arrange, il dit qu’il m’aime toujours et qu’il ne comprend pas pourquoi je suis si distante….
- Ne te laisse pas abuser….
- Aucun risque, aurais-tu déjà oublié que je ne suis pas Yolanda ? Sais-tu si elle avait un amant ?
Bon sang pourquoi lui ai-je demandé cela ?
- Pas que je sache….. Pourquoi une telle question ?
- Ce n’était qu’une idée en rapport avec le fait qu’elle faisait chambre à part avec son mari….
- Je ne connais pas la raison de cette situation….elle n’en a jamais vraiment parlé…mais je la connais bien, si elle a pris cette décision c’est que la raison était importante.
- Cà je me doute que tu la connais bien ! La raison c’est peut-être toi ! Oh, je n’aime pas du tout ces pincements au cœur ! Qu’est-ce que cela peut bien me faire après tout que ce soit lui ou pas ?
Jaime ne veut pas parler de la vie intime de sa collègue. Elle lui a confié ses problèmes mais il ne se sent pas le droit de les dévoiler même s’il sent qu’il peut faire confiance à Véronique.
- Comment va Andora ? Le médecin est-il passé ?
- Il vient ce matin, Monica appelle dès qu’elle a les résultats….
La porte s’ouvre bruyamment livrant passage à un Bernardo furibond !
- Jaime pourriez-vous nous laisser il faut que je parle à ma belle-sœur !
Jaime n’est pas rassuré du tout de la laisser avec cet énergumène :
- Yolanda veux-tu que je reste ?
- Non Jaime merci….je sais me défendre….
Et se tournant vers Bernardo :
- C’est quoi cette façon d’entrer dans mon bureau ! Pour qui te prends-tu ?
- Ma belle tu dépasses les bornes ! Où est Andora ?
- De qui parles-tu ? Est-ce ta maîtresse ?
- Ne te moque pas de moi ! Où est l’enfant ?
- Je ne sais pas de quoi tu parles !
- Tu étais à la mission hier….Quelqu’un t’y a vue….
S’il affirme cela c’est que vraiment il a des espions là-bas, il vaut mieux que je dise oui mais pour le reste, nada.
- Et alors est-ce un crime ? Je suis psychologue et le soutien moral de ces enfants et des familles déshéritées me tient à cœur, l’aurais-tu déjà oublié ?
- Je vais porter plainte pour rapt d’enfant !
- Ne me fais pas rire ! TOI tu veux porter plainte ! Comment vas-tu justifier toutes les disparitions du dispensaire de Paine ?
- Qu’est-ce que tu racontes ?
Il est beaucoup moins sûr de lui et son visage est cramoisi.
- Oui, tu as bien entendu ! Que sont devenus les enfants que tu as opérés ? Aucun n’est revenu à la mission !
- Tu es folle….tu ne peux pas s…..Je vais prévenir ton père….
- Tu as raison mais dites-vous bien tous les deux que mon voyage en France m’a fait le plus grand bien et que vous ne me faites plus peur, maintenant moins que jamais !
- Tu vas t’en repentir…Fais très attention à toi….
- Ma sûreté se sont les photos que j’ai prises de ton dossier et que j’ai mises sur disquettes et surtout en lieu sûr. S’il m’arrive malheur tout sera étalé au grand jour et les deux familles seront éclaboussées par le scandale.
Pourquoi ai-je dit cela ? Je ne sais pas comment Yolanda s’est procuré les documents ! Tant pis, il fallait bien que je trouve un moyen de protection !
Bernardo quitte le bureau en claquant la porte et en hurlant :
- Vraiment tu vas le regretter !
Dès qu’elle est seule, Véronique se met à trembler de tout son corps. Jaime la retrouve recroquevillée sur la méridienne. Il lui prend les mains et tente de l’apaiser. Elle pose la tête sur son épaule et éclate en sanglots.
- Véronique mon cœur calmes-toi, il est parti….je suis là, tu ne crains plus rien.
L’a-t-elle bien entendu lui dire, mon cœur ? Il est en train de se laisser abuser par la ressemblance.
Il essuie les larmes avec un mouchoir en papier et passe ses doigts sur les lèvres de la jeune femme avant de l’embrasser.
- Jaime je t’en prie, je ne suis pas ….
- Chut…. et il l’embrasse à nouveau.
Je dois arrêter cela tout de suite, je ne suis pas Yolanda.
Elle n’a pas le temps de parler, le téléphone se met à sonner.
Aucun commentaire pour cet article
depuis 09 03 2007
Mes livres
"C comme quoi ?" -
"La tatouée de l'ile d'émeraude"
"Le libre arbitre
d'Alice"
disponibles sur les sites :
en tapant la référence : Violette W-Ruer
La chandelle de l'Espoir
Prenez le relais pour la recherche sur la Mucoviscidose
Laissez-le continuer sa marche sur votre blog en l'y installant.
Celui-ci vient de chez DELPHINE
Beau terrain en pente à vendre à Treilles
- Entre Narbonne et Perpignan à 35 km de part et d'autre.
- Superficie : 2166 m2 - COS 580 m2
- Vue sur la mer à 4 km à vol d'oiseau
- Plein sud entre mer et montagne
- Tout à l'égout
- Electricité
- Ligne téléphonique
- Possibilité géothermie
- Autoroute à 5 km
- Sation de ski dans les Pyrénées Orientales à 120 km
- Pas de frais d'agence, s'adresser aux propriétaires :
Brigitte et Daniel MOURRUT
Téléphone le soir : 04 68 45 74 65
Voir également l'article "Terrain à vendre à Treilles"



Commentaires