undefined          En ce bas monde nous sommes condamnés à nous mouvoir entre deux opposés éternels : le Bien et le Mal.

         Que faire quand une personne entre dans votre famille avec Satan au fond du cœur ? La combattre ? L’ignorer ?

          Par expérience personnelle je peux affirmer que les deux solutions ont provoqué la rupture avec un être cher, non parce que, démoniaque, elle m’a atteinte en direct, mais sournoisement m’a touchée au travers de l’être cher qui jusque là m’aimait. Peut-être m’aime t-il encore mais, entouré de brouillard, il ne peut plus s’exprimer.

          Le mal a trouvé un chemin détourné pour atteindre son but. Que reste t-il à faire dans un tel cas ? Supprimer le mal ? Contraire à la loi et ne résoudrait rien. Le renvoyer d’où il vient ? Aurait une raison pour se battre avec plus d’acharnement. Envoyer des ondes négatives ? Ferait boomerang. Le traiter  par l’indifférence ? Une solution intéressante mais oh combien stressante ! Plus aisé de bloquer le bien que de mettre le mal dans une impasse !

          Mon père disait que le temps ferait son œuvre et que le mal ne pourrait échapper au revers de médaille. Vrai ou faux ? L’incertitude est grande car vouloir que le temps réagisse comme vengeur est à nouveau un sentiment négatif : la rancune. Je n’ai pas de rancune, je suis simplement déçue.

          Y a-t-il une solution ?


 




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Mercredi 23 janvier 2008

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          Si les souvenirs du passé dérivent dans votre esprit et ressurgissent dans votre âme comme la brume se déplace sur l’eau, dites vous qu’aucune de ces images n’est anodines car elles représentent ce qui vous a bouleversé, ce qui vous a fait ressentir des émotions et des sentiments divers inoubliables. Ce n’est pas ressasser les choses négatives mais mettre en lumière des émotions enfouies et qui à la lumière du jour peuvent prendre un autre sens, une autre importance ou ne plus avoir d’importance du tout. Se libérer du négatif, de vieux démons est certainement salutaire.

          Je ne suis point infaillible, personne ne l’est, ni le plus sage ni le plus sensé, mais je profite de façon positive de mes expériences passées pour que celles à venir soient plus faciles à vivre et à assumer.

          Quand je me sens inutile, découragée, parce qu’un élément de ma vie me manque, parce que je suis impuissante face à l’indifférence d’un être qui me touche de très près, je ne retiens pas mes larmes, je laisse couler toute la douleur engendrée par son attitude. Bien sûr cette averse n’est pas définitive car comme une cascade elle coule sans bruit dans mon âme. L’injustice à mon égard est grande mais dois-je pour autant détruire ma vie ? D’autres êtres aimés m’entourent, et même s’ils ne peuvent colmater le vide d’une partie de mon cœur, ils contribuent grandement à mon bonheur.

 

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Mardi 22 janvier 2008

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J-9

 IMG_1156.JPG       136972071224094818.jpeg                                     
Sacha en décembre 2007

          Dans moins de dix jours je vais rejoindre mon plus jeune fils et sa famille : Les Pascaux (Pascale et Pascal et Sacha).
          Un peu de recul par rapport à mon train train habituel va me faire le plus grand bien et surtout de les revoir car depuis le mois d'octobre c'était long!
          Donc jeudi 31 janvier, 11 heures vingt, départ  en célibataire et en TGV pour Treilles.  Un peu plus de quatre heures pour arriver dans cette ville de l’Aude entre Perpignan et Narbonne où il fait déjà beau.

          J’avais mis des tonnes de pulls dans ma valise. Après l’appel téléphonique de Pascal, j’ai changé tout le contenu. Inutile d’emmener le manteau de fourrure ! Je m’en doutais un peu ! Donc les bagages seront moins lourds ! Il est vrai que je m’encombre toujours d’un tas de vêtements inutiles que je ne mets jamais, alors je vais faire au plus simple. Réflexion de mon époux : « Pour une semaine ?  Tu ne partiras peut-être qu’avec deux ou trois valoches ! » Eh bien non, je n’en aurai qu’une et… un sac pour les cadeaux ! Tee-shirts et gilets légers prendront moins de place que les pulls en angora !  Avec un peu de chance je pourrai caser mes produits de beauté et de maquillage dans la valise…Elle risque d’être imposante, tant pis, elle a des roulettes ! Je ne pars que dans 9 jours ! Je ne suis pas en retard ! Je ferai des photos !

 

 

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Mardi 22 janvier 2008

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CHAPITRE 45


La Légua

 

          Ils arrivent dans les poblaciones, quartiers pauvres de la Legua. Linda est très pâle et ses mains tremblent en nous indiquant le chemin vers l’habitation de ses parents. Elle voit son frère au loin et son père et ses mouvements deviennent convulsifs. Véronique demande à Jaime d’arrêter la voiture.

          - Linda, calmez-vous, nous sommes là, personne ne vous fera de mal…Vous ne pouvez arriver dans un tel état, ce n’est pas bon pour votre santé.

            - Vous ne connaissez pas la mentalité de mes parents, même si vous leur affirmez que je n’ai pas menti, ils m’en voudront d’avoir parlé.

          -  De toutes façons vous allez repartir avec nous si vous avez le moindre problème….ayez confiance en nous…

          Jaime regarde Véronique et se dit qu’elle est touchante dans sa façon de vouloir rassurer Linda mais aussi qu’elle ignore tout des coutumes de ce pays. Elle réagit en bonne européenne dont la liberté n’a jamais été entravée. Il est beaucoup moins optimiste sur les conséquences de leur arrivée.

          Véronique jette un œil autour d’elle et trouve l’endroit sinistre. Tout est gris, sombre malgré le soleil. Les maisons modestes en dur avoisinent les baraques en bois aux toits en tôle. Les rues sont insalubres et jonchées par endroits de poubelles renversées. Cela n’empêche pas aux habitants d’avoir la télévision par câble et des téléphones portables à la main ! Le progrès ne niche partout !

          Jaime demande à Véronique de le laisser parler car son espagnol, même potable, risque quand même de faire des impairs dans des circonstances précises. Certaines expressions typiques lui sont étrangères et elle risque le quiproquo ou la seule erreur à ne pas faire !

          A peine sortie du véhicule, Linda voit sa mère reculer dans le couloir de la maison et son frère crier qu’elle est une fille perdue et qu’elle n’a plus rien à faire chez eux ! Il s’approche dangereusement d’elle alors Véronique s’interpose. Le père plus calme, leur demande d’excuser son fils et les remercie d’avoir ramené sa fille et que maintenant c’est une histoire de famille et privée.

          Linda serre convulsivement la main de Véronique comme pour la supplier de ne pas la quitter. Alors elle lui murmure  Je ne pars pas sans vous… 

          Jaime demande au père l’autorisation de lui parler mais pas dans la rue, Il accepte et ils se retrouvent tous autour d’une table et dans un décor rudimentaire. Il explique alors toutes les circonstances de la mésaventure de Linda. La mère a les larmes aux yeux mais ne dit rien. Elle fixe sa fille avec un regard laissant apparaître toute son impuissance.

          Véronique est choquée du manque de réaction de madame Pizzaro. Sa fille est traitée comme une moins que rien et elle laisse faire ! Le père parle de Yolanda Esteban en disant que cette femme ne méritait pas d’être trahie par sa fille alors Véronique répond avant Jaime…

          - Je suis Madame Esteban et si je suis venue aujourd’hui c’est parce que je condamne l’attitude de mon mari et aussi parce que je veux aider votre fille, tant moralement que financièrement. C’est uniquement la faute de mon époux alors soyez indulgent avec Linda.

          Jaime est abasourdi ! Il ne s’attendait pas à cela ! Décidément elle l’étonne de plus en plus ! Le père est décontenancé alors Véronique continue :

          - Mon collègue et moi avons besoin d’une employée de bureau alors nous vous demandons l’autorisation d’embaucher votre fille et une association près du bureau peut l’héberger.

          Cela semble convenir à la famille qui évite ainsi les commérages de quartier.

          Jaime rit sous cape !

          Mon cœur tu as pris cette décision impulsivement et spontanément comme tout ce que tu as fait depuis ton arrivée. Comment vas-tu convaincre Yolanda ? 

          Dans la voiture il lui pose la question et elle répond tout simplement et le plus naturellement possible :

          - Catarina a embauché Chiloé, Yolanda embauchera Linda ! Et de plus cela mettra Lorena Esteban dans une colère noire et cela me plait ! 

          Linda ne cesse de remercier la jeune femme mais s’inquiète de la réaction de Yolanda :

          - Et si elle refuse ? 

          - Alors nous trouverons une autre solution n’est-ce pas Jaime ? 

          Il n’en revient pas ! Elle ne perd vraiment pas le nord ! Bien sûr qu’il va l’aider à se sortir de son pétrin ! Comment ne pas l’aider alors qu’il est fou d’elle ! Le magnifique sourire de la jeune femme et celui de Linda le récompensent de tous les tracas de cette aventure. Il a le cœur en fête.

 
 

 

 

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Mardi 22 janvier 2008

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undefined"Chez nous se sont les hommes qui font la guerre mais ce sont les femmes qui leur disent contre qui se battre"(Amin Maalouf)

Ainsi une femme osa t-elle prendre le pouvoir.
Née à Samarcande, originaire d'une famille Kashgar
Elle  épousa très jeune,  à  onze ans, le Sultan Malikshah
Et de toutes les autres femmes du harem fut la favorite.
Au palais du Sultan  on la surnommait "La Chinoise",
Du voluptueux  et langoureux amour connaissait les rites
Où les mots, les gestes et les confidences se croisent.


Terken, adulée,  courtisée, honorée et surtout écoutée,
N'était cependant pas une femme heureuse et comblée.
Auprès de sa fidèle  amie et confidente, Djahane,
elle versa  bien des fois des pleurs de mère et de Sultane.
Deux de ses enfants perdit d'une fièvre subite et implacable
Mauvais œil, superstition,  poison inconnu  ou indétectable ?
Le troisième, seulement âgé de dix huit mois ne fut pas accepté
Pour prendre la succession, alors aucun autre ne fut désigné.

 

Terken ne pouvait se satisfaire d’une telle mauvaise décision
Et  désira la disgrâce de Nizam, obstacle à ses ambitions.
Sur la route de Bagdad  elle accompagna le Sultan et son Vizir
Insistant lourdement pour que Malikshah accèdât à ses désirs.
Le Sultan ne pensait qu’à rejoindre la couche de sa bien aimée
Tandis que le Vizir en disgrâce devant un vieillard s’écroulait.
L’éclair d’une lame brilla, dans son habit la pointe se faufila
Dernier regard,  ultime soupir,  râle sans bruit et sa vie s’en alla.

auteur V W-R du 21 01 2008


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Lundi 21 janvier 2008

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undefined                                                                           
« Les guerriers de la lumière se reconnaissent au premier regard. Ils sont au monde, ils font partie du monde. Souvent ils trouvent que leur vie n’a pas de sens. Mais ils n’ont pas renoncé à le trouver. Ils s’interrogent. Ils refusent la passivité et le fatalisme. »

Dans ce livre on trouve «  la synthèse de la philosophie humaniste de Paulo Coelho : un message de confiance et de vie. »

Un de mes livres de chevet.

 

 


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Dimanche 20 janvier 2008

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CHAPITRE 44
 

Embrouilles diverses

          Yves arrive au café tout essoufflé.

          - Véronique tu ne vas pas croire ce qui va suivre ! 

          - Calme-toi. Explique…. 

          - Wanclift  n’est pas Wanclift ! 

          - As-tu perdu la tête ?

          - Non, le vrai Wanclift est à Londres, le pseudo inspecteur est un homme à la solde de ceux qui sont responsables du trafic, et il veut absolument que tu lui remettes la disquette et tout autre document concernant cette triste affaire.

          - Mais j’ai tout laissé au bureau et Jaime a redonné son exemplaire à Yolanda, mais Wanclift…enfin ton gars, connaît le contenu de cette disquette ! 

          - N’y a-t-il pas aussi un cd ? 

          - S’il y a autre chose, c’est en possession de Yolanda…. 

          - Il faut que tu arrives à le récupérer…. Il m’a prévenu qu’il s’attaquerait à Grâce et à toi si je ne lui remets pas tous les documents.

          - Il faut que cela soit sacrément important pour qu’il en arrive à te menacer ! 

          - Oui et il ne veut absolument pas que tu en parles à Jaime… 

          - Je vais monter au cabinet et en parler avec Yolanda…Je te laisse mon mobile et je t’appelle dès que j’ai le cd…s’il existe, mais je ne comprends pas pourquoi Jaime devrait ignorer ce qui arrive! 

          - Ce gars ne plaisante pas alors il vaut mieux faire ce qu’il dit, fais très attention à toi… 

          Quand Véronique entre dans le cabinet, la secrétaire la regarde avec des yeux tout ronds ! Yolanda l’avait prévenue mais elle est quand même surprise d’avoir une patronne en double exemplaire !

          - Bonjour Myriam, y a-t-il un patient avec ma sœur ? 

          - Non, le premier rendez-vous est dans une heure… 

          Et avant qu’elle n’ait pu finir sa phrase, Véronique entre dans le bureau. Elle trouve Yolanda et Jaime face à face et très près l’un de l’autre. 

          - Excusez-moi…j’aurais dû frapper avant d’entrer…Yolanda je te croyais seule…Bonjour Jaime.

          Ce dernier n’arrive pas à parler. Il la fixe et la trouve plus désirable que jamais avec son visage rouge de confusion.  Yolanda a cessé de parler en voyant le regard brillant  que Jaime porte sur sa sœur. Elle voulait savoir ! Inutile de se poser d’autres questions ! Leurs regards sont assez éloquents ! Leur trouble très significatif ! Comme personne ne dit mot, Véronique continue

          - Je crois que je suis arrivée à un mauvais moment….je…peux…revenir plus tard 

          Jaime lui répond

          - Pourquoi ? 

          Yolanda sent les tiraillements de la jalousie. Ces deux là sont amoureux et la suite risque d’être épique !

          - Revenez sur terre tous les deux ! Vous feriez mieux de vous expliquer une bonne fois ! 

          Véronique revient à la réalité.

          - Yolanda il faut d’abord que je te parle… 

          - Si c’est de Jaime, inutile… 

          - Non, c’est autre chose….Jaime excuse-nous mais je dois parler à ma sœur seule ….

          Il lui prend la main

          - Ok mais je t’en prie, viens me voir ensuite… 

          - Promis…. 

          Dès que Jaime a fermé la porte derrière lui, Véronique explique à sa sœur les derniers évènements. Yolanda s’agite :

          - Et dire que je voulais lui parler de Raul ! Et bien on va l’appeler celui-là ! 

          Elle se précipite sur le téléphone. Raul est encore à la maison chez ses parents.

          -  Raul ! Viens immédiatement au cabinet ! Il y a urgence ! 

          Quand il arrive quelques minutes plus tard, ses sœurs le bombardent de questions. Il leur raconte son rôle dans l’organisation de son grand-père, il n’a plus le choix, il ne peut plus se taire car les filles sont en danger.

          - Ecoutez, Wanclift en réalité s’appelle Contreras, c’est un lieutenant de grand-père Diego, et surtout à présent, de Paulo. Moi je suis dans une association en faveur des enfants maltraités et aussi dans une autre pour la défense des Droits de l’Homme. Je suis infiltré dans l’organisation depuis des mois grâce à Bernardo et Carlo. Il faut absolument que vous remettiez le cd à Yves sinon il fera exactement ce qu’il a dit. J’ai essayé de te protéger Yolanda mais tu t’es enfuie et tu as bouleversé tous mes projets. 

          Véronique est inquiète

          - Quel cd veulent-ils ? Je ne connais que la disquette ! 

          Yolanda avoue alors l’existence d’un cd, il contient les photos des papiers de Bernardo avec les noms en entier et les dossiers des enfants ayant subi des greffes ainsi que les sommes encaissées. Sont relatés également les dossiers des enfants dont certains médicaments ont été expérimentés sur eux, et toutes les réactions allergiques observées. Seulement il y a un problème, le cd est resté à Strasbourg chez Patrice Cullard.

          Raul a ramené certains documents trouvés dans la voiture de Bernardo sous la moquette du coffre. Il demande à Myriam, la secrétaire, d’aller déjeuner et il commence à taper sur le clavier de l’ordinateur.

          - Je vais vous fabriquer un cd avec les renseignements que j’ai dans les dossiers de Bernardo parce qu’il faut absolument remettre quelque chose à ce Contreras car il est très dangereux.

          Yolanda retourne dans le cabinet car un patient vient d’arriver et Véronique va rejoindre Jaime quand elle entend une voix de femme dans le cabinet.

          Il est encore en consultation, je reviendrai plus tard.

          A peine a-t-elle tourné le dos que la porte s’ouvre livrant passage à Linda, le visage ravagé par les larmes. En voyant Véronique elle a un mouvement de recul.

          - Linda que se passe-t-il ? N’êtes-vous plus à l’association ? 

        Elle ne lui répond pas. Elle regarde Jaime, ce dernier demande à Linda de revenir dans le cabinet en même temps que Véronique.

          - Voilà, Linda a rencontré Eduardo devant un bar, il l’a menacée et violemment secouée en lui ordonnant de se présenter demain matin chez ses parents et de leur dire qu’elle a menti sur le  nom du père de l’enfant.

          Linda tremble et pleure en disant :

          - Je ne veux pas y aller et mentir….Ils ne savaient rien …Eduardo s’est rendu chez eux quand vous lui avez annoncé que vous étiez au courant de toute l’histoire….Jamais je n’oserai les affronter…. 

          Véronique se souvient :

          - Je vous avais promis de m’y rendre avec vous lorsque cela serait le moment, et bien je vais le faire…. 

          - Votre mari va être furieux !.... 

          Là,  Jaime rectifie :

          - Linda, comme je vous l’ai expliqué tout à l’heure, Véronique est la sœur de Mme Esteban, donc il n’y a aucun problème, Eduardo Esteban n’a aucun droit  sur elle…. De plus, je vais venir avec vous, attendez-nous un instant dans la salle d’attente, je dois parler à Véronique.

          -  Jaime je dois d’abord appeler Yves car il a retardé son départ…

          - Si tu penses que c’est plus important que tout, alors appelles-le, nous nous parlerons en revenant de chez Linda ! 

          - Cela n’a rien à voir avec ce que tu sembles penser, je dois vraiment le prévenir que Yolanda, toi et moi nous le rejoindrons au restaurant plus tard que prévu.

          - J’ignorais que nous devions nous retrouver tous ensembles ! 

          -Je n’ai pas eu le temps de te le dire.

          - Yves ne devait-il pas partir ? 

          - Si…il a retardé son départ…. 

          Jaime fait la moue et son regard est incisif :   

          - Veut-il t’emmener avec lui ? 

          - Je t’en prie, ce n’est pas le moment de parler de cela…nous devons aller chez la famille de Linda.

          Il répond comme par défi :

          - Je vais prévenir Yolanda alors que nous partons… 

          Véronique sent le rouge lui monter aux joues, elle cache tant bien que mal sa nervosité  

          Il prend sa revanche ! Je ne peux  pas encore lui dire ce qui se passe ! Pourvu qu’il ne se pose pas de question en voyant Raul sur l’ordinateur de Myriam ! 

          Raté ! Il a été intrigué immédiatement de la présence de Raul puisqu’il ne sait rien !

          - Peux-tu m’expliquer ce que ton frère fabrique dans le bureau de la secrétaire ? Qu’est-ce que vous me cachez tous les trois ? 

          - Et puis zut, je ne vois pas pourquoi cet homme ne veut pas que je t’en parle ! 

          - Déballes ! 

          Alors elle lui raconte le faux détective et tout le reste concernant Raul.

          -  Cela signifie que Yolanda et toi êtes en danger ! C’est pour cela que ton ami ne part pas ! Après tout ce que nous avons vécu ces derniers temps tu n’as pas eu confiance en moi ! 

          - Yves m’a fait promettre de ne pas t’en parler parce que ce Contreras le lui a demandé…. 

          - Evidemment ! Il voulait être seul à te protéger ! 

          -  Les menaces sont surtout sur sa femme.

          - Le crois-tu vraiment ? 

          - Cessons cette discussion stérile… 

          Jaime change soudain d’attitude.

          - Cela ne te vient pas à l’esprit que j’ai peur pour toi ?  Et il lui prend les mains, « Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur…je tiens trop à toi… 

           - Es-tu sûr que c’est à moi que sont adressées ces paroles ? 

          - Oui  mon coeur…uniquement à toi….je sais parfaitement à quoi tu penses et il faut que nous en parlions pour que les choses soient claires… 

          Elle le regarde et se sent chavirer

          Je ne dois pas craquer.  Je vais repartir et lui continuera sa vie avec ma sœur…pourtant, j’ai tellement envie de le croire ! 

          Elle ne s’est pas aperçue qu’elle était partie dans ses pensées et qu’elle avait fermé les yeux, elle ne réagit que lorsqu’elle sent les bras de Jaime la serrer contre lui. Elle ne résiste pas, elle a trop besoin de se sentir aimée.

          Elle reste contre lui et savoure cet instant d’abandon. Elle aime follement cet homme, elle sent qu’il l’aime aussi, elle ne veut plus résister, plus échapper à cet amour.

          La voix de Linda la fait revenir à la réalité.

          - Quel tableau émouvant ! 

          Ils avaient complètement oublié Linda ! Et ils se mirent à rire tout en s’excusant !

 

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Dimanche 20 janvier 2008

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CHAPITRE 43
 

Départ reporté

 

          Véronique ne se sent pas très bien en se levant. La discussion de la veille avec Yolanda l’a démoralisée. Après le départ d’Yves sa sœur lui a demandé :

          - Yves est-il ton amant ? 

          - Non ! Pourquoi une telle question ? 

          - Parce qu’il te regarde d’une façon très langoureuse…et aussi parce que tu as passé la nuit avec lui… 

          - Est-ce Jaime qui t’a dit cela ? 

          - Oui j’avoue que nous en avons parlé….Vous êtes loin tous les deux de votre pays alors un rapprochement était prévisible… 

          - Comment avez-vous pu penser une telle chose ? Yves est le mari de ma meilleure amie ! 

           - Ne te fâches pas….Personne n’aurait pu le savoir de toutes façons… 

          - Mais moi oui….Pensez-vous ainsi parce que votre relation à vous est un adultère ? 

          - Tu connais ma situation avec Eduardo. Jaime était là quand je déprimais mais nous n’avions pas dépassé le stade du baiser avant mon séjour en France…. 

          Le cœur de Véronique bat tellement fort qu’elle se sent mal…. 

          Cela aurait-il changé depuis son retour ?

          - Véronique qu’as-tu ?.... 

          - Ce doit être le résultat des émotions diverses de ces derniers jours… 

          Yolanda n’y croit pas un instant. Elle est exactement dans le même état que Jaime. Toute la journée au bureau il a été distrait, il venait sans cesse demander si elle avait des nouvelles de Véronique et si elle avait appelé.

          - Ces deux-là me cachent quelque chose ! Je dois savoir ce qui se passe vraiment entre eux ! 

          - Ecoute si tu venais avec moi au cabinet ? Il va falloir soutenir la secrétaire car elle ne sait encore rien  à notre sujet ! 

          - Je ne crois pas que cela soit une bonne idée.

          Elle a dit cette phrase en pensant tout à fait le contraire !

          - Dois-tu voir Yves ? 

          - Nous devons déjeuner ensemble à midi, son avion décolle dans la soirée.

          - Et bien nous pourrions déjeuner ensemble tous les quatre, je vais demander à Jaime de se joindre à nous.

          Le téléphone résonne dans l’appartement alors qu’il n’est que 8 heures du matin !

          - Allo Véronique ? 

          - Non, c’est Yolanda, je vous la passe… 

          Après la conversation, Véronique pose le combiné perplexe…Elle a dû pâlir car sa sœur s’inquiète :

          - Que se passe-t-il ? 

-         Yves ne part pas aujourd’hui…. 

          Elle ne peut lui en dire davantage parce que Yves lui a demandé de se taire

          - Alors nous allons pouvoir déjeuner ensemble et toi m’accompagner au bureau, ne dis pas non s’il te plait ! 

          - J’ai rendez-vous avec Yves dans une demi-heure dans le café en bas du bureau, je te rejoindrai ensuite.

          - D’accord, je préviens Jaime…allons-y maintenant…. 

 

 

 

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Dimanche 20 janvier 2008

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undefinedDepuis sept ans une nouvelle philosophie de vie

 

A permis de la forteresse  à ouvrir le pont-levis

 

Pour permettre de jouir pleinement de l’existence,

 

Afin qu’elle ait enfin son véritable sens.

 

Là où l’impétuosité et l’impulsivité s’imposaient,

 

La compréhension et la patience se sont installées.

 

S’immerger dans le fleuve des sentiments et passions,

 

Avec une certaine dose de folie dans les émotions,

 

Fait partie de la vie, du déroulement de l’existence,

 

Sans pour autant ni perdre de vue ni mettre en balance

 

Ce qui est durable et les liens tissés au fil du temps.

 

C’est ainsi que se définit la guerrière de la lumière.

 

Sera-t-elle considérée mégère ou bien légère,

 

Par ceux qui ne comprendraient guère

 

Sa nouvelle  façon de se comporter à présent ?

 

Peu importe, elle poursuit son chemin qui d’antan

 

A aujourd’hui est devenu sa propre progression..

 

Paulo Coelho est son guide ainsi qu’Omar Khayyam

 

Qui par leurs écrits lui font un bien fou à l’âme

 

Même si la sérénité et la sagesse sont encore lointaines.


(tableau et texte V W-R)


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Dimanche 20 janvier 2008

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Ode pour un père formidable

 

Un dix neuf janvier il a bu la coupe de la délivrance

Pour de son corps effacer toute la souffrance.

Il priait Dieu et la Sainte Vierge Marie

De l’aider à protéger et soutenir sa mie

Alors que s’enfuyait son dernier souffle de vie.

A trois cents kilomètres je le sentais m’appeler

Cependant je ne voulais croire à son dernier trajet.

Il était ma vie, mon soutien, mon père adoré,

Je refusais  farouchement qu’il me quitte à jamais.

Je ne pouvais en mon âme et mon cœur renoncer.

Mes yeux refusaient obstinément de voir la réalité

Quand ils se posèrent sur son corps immobile.

Le monde n’existait plus, tout était tranquille

Et ce silence oppressant, toute entière, m’angoissait

Car je savais que mon papa chéri et adoré

Plus jamais ne rirait, plus jamais ne me parlerait.

Une terrible page de ma vie était tournée

Et je devais désormais avec courage l’assumer.

Même après vingt deux  années passées,

Aujourd’hui encore il me manque, et sa pensée

Pour toujours restera en moi gravée.


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Samedi 19 janvier 2008

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undefined                                     
Quand la vie nous parait insipide, sans but et que l’auto destruction chemine dans notre esprit nous cessons déjà de vivre depuis très longtemps.

          Quand la maladie ne nous laisse plus que quelques mois, quelques jours de survie, nous vivons pleinement ces derniers instants car le temps nous est compté.

          Pourquoi ne pas vivre pleinement nos désirs, nos émotions, nous intéresser aux gens qui nous entourent, être attentifs à la nature, quand nous en avons le temps ?

          Le livre « Veronika décide de mourir » de Paulo Coelho décrit parfaitement cette situation. Véronika se croyant condamnée donne un nouveau sens à ce qu’elle croit être quelques mois de répit, elle se rend compte qu’elle a le choix de vivre pleinement ou de renoncer définitivement. Jamais elle n’aurait vécu tant d’expériences si elle avait su la vérité.

          Ce livre est un magnifique remède pour ceux qui sont tentés de désespérer au point d’aller au-delà du raisonnable. Il mérite d’être lu.

          Vous connaîtrez demain la raison du choix de cet article...

ajouter un commentaire commentaires (1)    par marinachili publié dans : Mes lectures et pensées
Vendredi 18 janvier 2008

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CHAPITRE 42
 

Raul, Carlo, Bernardo

 

          Il est deux heures du matin quand Raul rentre chez lui. Il a vu Wanclift, alias Contreras, après sa visite chez Yves et il est très inquiet. Les choses tournent mal et sa…ses sœurs sont en danger. Il ne peut prévenir Carlo, ce serait pire.

 

          Dès qu’il a appris l’existence de Véronique il a eu peur pour Yolanda. La méprise de Bernardo et du détective privé était une chose à laquelle il ne s’attendait pas. Pas davantage que Véronique prendrait fait et cause pour les malheureux de Paine. Elle ne lui a vraiment pas facilité la tâche !

 

          Quand sa sœur a téléphoné en lui disant qu’elle rentrait au pays, il a paniqué et il a trouvé un prétexte pour aller à l’aéroport avec Francesca, amoureuse de lui depuis le jour où son oncle la lui a présentée. C’était une aubaine pour lui, il allait s’en servir.

 

          Il a mis sa sœur ko et s’est empressé de la mettre à l’abri jusqu’à ce qu’il trouve une solution. Malheureusement Francesca a parlé d’elle à Carlo alors il a vite voulu la changer d’endroit. Il a dû expliquer à son oncle qu’il venait d’apprendre la méprise de Bernardo et qu’une étrangère était à la place de Yolanda et aussi qu’un ami de celle-ci était arrivé de France et devait prendre contact avec un inspecteur d’Interpol. Carlo a immédiatement mis son frère Paulo au courant et Contreras est arrivé à la place de Wanclift.

 

          Quand Raul a vu Véronique avec Andora chez Jaime Larrain, il a compris tout de suite que les ennuis allaient commencer. Il avait déjà assez de problèmes avec Yolanda, il fallait que Véronique s’en mêle et avec encore plus d’ardeur et de ténacité.

 

          Puis Yolanda s’est enfuie et en plus a sûrement entendu sa conversation avec Francesca vu son attitude glaciale ensuite, et ce fut la catastrophe. Il fallait qu’il la retrouve et la seule personne capable de l’aider était Enriqueta. Il fallait qu’il se serve de cet enfant pour que la réalité soit parfaite pour Francesca pour qu’elle aille prévenir Carlo ! Il revoit la scène et il se sent encore très mal.

 

          Maintenant elles sont deux à le détester ! Deux sœurs ! Que vont-elles encore inventer ? Véronique ne donnera jamais la disquette originale à Yves sans explication ! Elle va chercher à savoir ce qui se passe ! Elle ne fait que cela depuis qu’elle est arrivée ! Et malheureusement les hommes de Paulo sont capables de tout !

 

          Depuis qu’il a infiltré son groupe avec l’aide de Bernardo, il a été de surprise en surprise. Il y a rencontré Carlo puis entendu parler de Paulo et pour finir de son grand-père Diego.

          Paulo a quitté le Chili fin 1989 tandis que certains exilés politiques revenaient au pays Il craignait les enquêtes sur les milliers de disparitions et de décès depuis le Coup d’Etat de 1973.  Il a fait brûler des documents de la police secrète tandis que d’autres étaient mis au secret dans les archives de l’Armée de Terre. Il n’est pas revenu au Chili, il a rejoint définitivement son père en Argentine où il est encore, du moins sont-ce les dernières nouvelles !

 

          Carlo, en admiration devant son frère, avait accepté d’être membre externe,  même s’il n’approuvait pas tout ce qui se passait. Officiellement il était avocat et de par ce métier réussissait à organiser des adoptions de mapuches par les familles étrangères qui ne parvenaient pas à avoir d’enfant. Mais certains enfants n’étaient pas orphelins, et il payait les parents pour qu’ils se taisent.

 

          Avec le temps il s’est aperçu d’un trafic qui lui a fait horreur. Les adoptions n’étaient qu’un simulacre, les enfants servaient à tout autre chose !

 

          C’est Bernardo qui l’a alerté quand il a trouvé des traces de piqûres sur les pieds des enfants de Paine. Il ne comprenait pas comment cela était possible puisqu’il était le médecin de la mission. Alors ils ont rapatrié des enfants à la clinique de Bernardo pour faire des examens plus poussés. Quelle ne fut pas leur surprise de trouver des traces de médicaments en expérimentation dans les organismes de ces enfants !

 

          Paulo a appris par ses espions, les analyses pratiquées par Bernardo. Carlo a donc été prévenu que toutes investigations devaient cesser immédiatement sous peine de sérieuses représailles.

 

           Bernardo craignait pour la vie et aussi pour l’état psychologique de Gladys. Paulo est celui qui l’a violée. Elle ignore le nom de famille de cet homme qu’elle déteste depuis des années et dont elle fait encore des cauchemars. Paulo a menacé Bernardo de faire revivre en pire cet épisode à sa femme s’il n’exécutait pas les ordres donnés. Il s’est rendu compte assez vite que la complice de Carlo était francesca.

 

          Il avait une haine féroce contre les Riveros mais il avait fait bonne figure quand son frère a épousé Yolanda parce qu’elle n’était pas responsable des erreurs de ses oncles

.

          Elle s’est mise à contrarier les projets de Carlo en croyant que son beau-frère était à l’origine du trafic et là tout s’est enchaîné. Elle l’a menacé d’aller en France pour se protéger et l’attaquer par des moyens internationaux, il fallait qu’elle revienne au pays pour lui expliquer. Mais voilà qu’à peine arrivée, elle kidnappe Andora. Paulo furieux quand il l’apprend le menace à nouveau de s’en prendre à Gladys.

          Alors quand il a reçu l’appel de Carlo lui demandant de venir immédiatement à la clinique, il savait que c’était un ordre auquel il ne pouvait se soustraire. Il ne pouvait expliquer la situation à Gladys. Il a rempli sa voiture avec toutes les caisses de médicaments qu’il possédait puis il a démarré en priant Dieu de lui pardonner ce qu’il allait faire.  Il a roulé comme un fou durant tout le trajet puis peu avant d’arriver à la clinique, il a visé un arbre et s’est écrasé contre lui à la vitesse maximum en espérant que les médicaments seraient trouvés par les carabiniers.

 

          Raul, dont la profession à l’hôpital n’est qu’une couverture, ne peut parler à  personne de ses activités souterraines Il n’a pas le droit de compromettre le travail de plusieurs années.

 

 

 

 

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