Un ciel digne d'un tableau au retour de Port Leucate

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Les images sont tellement belles qu'elles se passent de commentaire.
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Samedi 9 février 2008

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01.02.08--6-.JPG01.02.08--10-.JPGPremières photos à l'arrivée devant la maison des Pascaux. J'ai plutôt paniquée en sortant de la voiture au bord du précipice!  Par contre il faisait un temps superbe et le paysage magnifique avec les mimosas et les amandiers en fleurs.

01.02.08--15-.JPG01.02.08--16-.JPGPremier février avec Sacha. Pur instant de bonheur!
01.02.08a--1-.JPG01.02.08a--3-.JPG01.02.08a.JPG01.02.08a--2-.JPG

Découverte des alentours .
02.02.08--12-.JPG02.02.08--15-.JPG02 février promenade sur la grève à LEUCATE
03.02.08--1-.jpg03.02.08--9-.JPG03.02.08--8-.JPG03.02.08--10-.JPG03 Février à LA FRANQUI
100_4252.JPG100_4265-copie-1.JPGaA PORT LEUCATE
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Samedi 9 février 2008

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          L'ordinateur  commence déja à me faire la gueule parce que je vais le laisser tomber pendant une semaine. Il est d'autant plus en colère que le pc de mon fils n'est pas encore opérationnel en raison de son récent emménagement  dans le Midi de la France! Une semaine ce n'est guère long! Et puis, je n'aurais quand même pas eu le temps de m'occuper de lui, je préfère profiter de mon adorable petit-fils Sacha.

          Je vais prendre des photos et m'en mettre plein les mirettes jusqu'au voyage suivant, fin mars, ou j'irai cette fois avec mon époux. Demain je pars seule, en célibataire!

          Je serai de retour le 7 février, le 8 sur l'ordinateur car j'arrive gare de Lyon à 22 heures 45!

          A bientôt!
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Mercredi 30 janvier 2008

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           En me levant ce matin j’ai trouvé que j’avais un peu de schpeck alors : régime !! Donc inutile de penser un seul instant faire des kneppes avec des lardons et de la crème au déjeuner ! Mes enfants ont toujours raffolé de ce plat familial !
 

           A Noël j’avais fait des spritz, petits gâteaux délicieux que j’ai dû recommencer plusieurs fois car ils étaient mangés avant les fêtes ! J’avais même mis la recette sur mon blog.

 
          Pour information, mon mari n’est pas tout klatz, même pas klatz du tout, il est grisonnant mais a encore tous ses cheveux…Par comme d’autres qui me font bisquer avec les mots en platt…

 
          Quand enfant je pataugeais dans la neige fondue un peu dégueulasse, ma mère disait : Tu as encore sauté dans la boulibatsch ! Et c’est ma sœur, la ratcheuse qui m’avait dénoncée !

   
        Le mot questches est toujours dans mon vocabulaire, pas au sens du fruit mais plutôt quand je traite une femme d’idiote « Tu n’es qu’une quetsches… » Cela fait rire nos amis « On voit bien que tu es une Spuntz, mais ils venaient très souvent goûter à ma cuisine de Spuntz car comme disait mon époux, que j’ai contaminé, « sa bouffe schmeck gut ! »  Ils aimaient aussi boire un bon schlouk à la maison et après le repas un schapps de derrière les fagots…

   
        Je mets un peu moins de ces mots dans mon vocabulaire à présent mais quand je suis énervée, tout revient et je crie en spuntz ! Ou alors quand je parle avec mon amie Marie-Louise de Peltre près de Metz, les phrases en platt viennent toutes seules. C’est comme le biclou, tu ne perds jamais ce que tu as appris il suffit de te remettre en selle et cela fonctionne…

 
          Pour la fête de la Mirabelle, en 1960 (ce n’est pas d’aujourd’hui !) J’étais sur un char et je jouais de l’accordéon. je suis de dos devant le numéro 20 (numéro prédestiné, je suis née le 20 août) sur la troisième photo.1960-f--te-de-la-Mirabelle-4.jpg1960-f--te-de-la-Mirabelle-2-copie-1.jpg


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Mardi 29 janvier 2008

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          Où donc se trouve donc La Garde-Guérin ? C’est un village de pierres médiéval en Lozère à 855 mètres d’altitude.

          Ce fut un plaisir de visiter ce lieu  sur le chemin de  Régordane .

          Ce petit bourg  inaccessible en voiture, pas d’antenne hertzienne ou satellite, ni poteaux électriques visibles,  a gardé son authenticité. Son aspect d’antan est pratiquement intact. C’est un site touristique très attractif. Nous avons cheminé dans les rues pavées et admiré sa beauté, son patrimoine de souvenirs.

La-Garde-Gu--rin-Gilles.jpgLa-Garde-Gu--rin-2.jpg

       Mon époux sous la pancarte de La Regordane et sur la dernière image en haut de la Tour.La-Garde-Gu--rin-3.jpgLa-Garde-Gu--rin-4.jpgLa-Garde-gu--rin-1.jpgLa-Garde-Gu--rin-5.jpg

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Mardi 29 janvier 2008

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photo-khX.jpgVoici une vidéo envoyée par une amie  de Longueuil au Canada.
Nous nous sommes connues sur Internet en 2002.
Merci Khadija pour cette chanson poignante de vérité.

Cliquez sur le lien, merci.


http://fr.youtube.com/watch?v=wUhCK-JKMQE
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Mardi 29 janvier 2008

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Eternelle-sagesse.jpg"La Vie est comme une île perdue dans l'océan de la solitude, une île dont les rochers seraient nos espérances et les arbres nos rêves, dont les fleurs seraient notre solitude et les ruisseaux nos aspirations."

"Votre Vie, ami, est une île séparée de toutes les autres îles et régions. Quel que soit le nombre de bateaux qui quittent vos rivages pour d'autres pays, quel que soit le nombre de flottes qui y accostent, vous serez à jamais une île séparée, souffrant des affres de la solitude et aspirant au bonheur. Les autres hommes ne vous connaissent point et ils sont loin de compatir à votre solitude ou de vous comprendre."


Comment ne pas se sentir proche de ce genre de texte ?  C'est une vision objective du monde moderne incapable de résoudre les problèmes fondamentaux de l'Homme.
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Lundi 28 janvier 2008

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 La carte vélocipède de mon père en 1939, il avait alors dix huit ans.

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Papa en 1938 à Metz
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Lundi 28 janvier 2008

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" Si le Maître me refuse l'accès au temple de ses chagrins, comment entrerais-je un jour dans la maison de ses amitiés ?"


"Quand nous aimons, notre amour n'est ni de nous ni pour nous. Quand nous nous réjouissons, la joie n'est pas en nous, elle participe de la Vie même. Quand nous souffrons, la souffrance ne réside pas en nos blessures, elle est au coeur même de la Nature.

Khalil Gibran

En empruntant les écrits de Khalil Gibran je dirais ceci :

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Mon père a quitté ce monde de la matière, vêtu de l'habit de la sincérité et de l'amour. Il a rejoint un monde nouveau, qui ne connait ni les épreuves ni les afflictions. Dans sa nouvelle demeure, nos regards ne peuvent pénétrer et nos oreilles ne sont point admises. La nouvelle maison s'élève dans le royaume de l'esprit où sa présence est grandement nécessaire. Il s'instruit désormais dans un autre cosmos, dont l'histoire et la beauté l'ont toujours captivé et dont il s'est toujours efforcé d'apprendre le langage. Son coeur n'était qu'amour débordant de bonté et de zèle. Il n'aimerait pas nous voir pleurer car pour lui, seuls ceux qui n'ont jamais fertilisé le sol de la moindre goutte de sueur de leur front méritent nos pleurs et nos lamentations quand ils quittent cette terre. Penser à lui avec joie, à ce qu'il a été pour nous est l'unique manière de l'honorer. Ainsi seulement nous nous acquiteront du tribut qui, en vérité, lui revient. Plus jamais la solitude ne s'emparera de notre coeur et sa voix continuera à résonner à nos oreilles.

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Dimanche 27 janvier 2008

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Ce document a  eu une multitude de visite sur mon blog  
"Biographies et documents anciens".
Il est vrai qu'il fait partie de plusieurs documents anciens que j'ai récupéré au décès de mes parents.
Il a été créé pendant l'occupation allemande en Lorraine.

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Dimanche 27 janvier 2008

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Voilà je suis arrivée à la fin du livre "Les trois dames". Il ne vous reste plus qu'à me dire ce que vous en pensez et j'accepte toutes les critiques.


Il est disponible à deux endroits :


Pour le Canada en première édition par le lien :

    http://manuscritdepot.com/a.violette-wawerinitz-ruer.1.htm

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En France en seconde édition par le lien :

http://www.lulu.com/content/830392

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Samedi 26 janvier 2008

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CHAPITRE 50
 

Le miracle de l’amour

          Le jour est levé et un magnifique soleil réchauffe la chambre. Jaime contemple Véronique. Il la trouve encore plus belle ainsi endormie. Du bout des doigts il soulève le drap et caresse les courbes de son corps. Il sent les petits tressaillements sous sa paume. Elle s’étire langoureusement alors il n’y tient plus, il pose les lèvres sur ses seins et la serre contre lui. Le désir qu’il éprouve est aussi sauvage que passionné. Il sent qu’elle répond à son désir alors il devient fou et embrasse chaque partie de son corps. Puis elle le repousse.

          - Laisse-moi faire Jaime chéri…  Et c’est elle cette fois qui le caresse avec une infinie douceur, elle qui pose ses lèvres sur ce corps d’homme qui l’attire. Lui la regarde et ses yeux brillent. Toute la sensualité de cette femme se propage en lui et quand elle prend possession de lui en le chevauchant il vit un rêve et davantage encore quand il voit tout le plaisir sur son visage au moment de l’extase. Une telle fusion tient du miracle !

          Un long moment plus tard, quand leurs corps sont apaisés, Jaime téléphone à la réception pour commander le petit déjeuner.

          Dès leur sortie de la salle de bains, douche un peu prolongée….trois petits coups se font entendre à la porte de la chambre. Ils enfilent les peignoirs de l’hôtel et Jaime ouvre la porte.

          - Monica ! Que se passe-t-il ?  Que fais-tu ici ? Comment savez-tu où nous trouver ?

          - Suis-je arrivée trop tôt ? Pourtant il est plus de dix heures ! Mais je comprends…  Et elle sourit en voyant Véronique. J’ai téléphoné à tous les hôtels du coin !

          Véronique est un peu confuse mais cela ne dure pas.

          - Monica vas-tu nous dire ce qui arrive ! 

          - J’ai une bonne nouvelle pour vous  et elle pousse Andora devant elle. Quand la petite voit Véronique elle lui saute dans les bras. 

          - Madame Garreton a eu raison de son mari, il accepte de voir la petite mais ne veut pas qu’on lui dise tout de suite qui il est…de plus il veut que vous soyez là aussi. Elle m’a téléphoné dès votre départ pour me demander de venir avec l’enfant. 

          Une heure plus tard tout le monde se retrouve à Vicuna. Chacun se tait, comme si la moindre parole pouvait laisser éclater un orage. Andorra lâche soudain la main de Véronique et se dirige vers Augusto Garreton. Elle le fixe étrangement et lui tend les bras. Il hésite, puis, voyant ces petits bras tendus dans le vide, se précipite et prend la petite contre lui. Les trois femmes ont les yeux ruisselants de larmes tandis que Augusto Garreton ne cesse de répéter :

          - Ma chérie...Mon Dieu pardonnez-moi !...Ma petite fille pardonne-moi !

          Véronique a le cœur gros quand elle dit au revoir à Andora car elle s’est vraiment attachée à cette enfant mais c’est si bon d’avoir pu la sauver de l’orphelinat ! 

          Mon Dieu merci pour elle, merci pour eux.

          Ils reprennent la route pour Santiago. Monica les suit derrière avec sa voiture. Elle est contente de voir son frère heureux mais combien de temps cela va-t-il durer ? Que va faire Véronique à présent ? Bon, elle passe les fêtes de fin d’année au Chili, il peut se passer tellement de choses encore jusqu’au mois de janvier alors inutile de trop s’inquiéter. Et puis, elle n’a jamais vu son frère aussi bien, il va tout faire pour qu’elle reste.

          Quand il arrive au cabinet de Yolanda, celle-ci voit tout de suite le changement dans le comportement des deux amoureux. Elle ressent encore des pincements au cœur mais c’est la vie ! Linda en voyant Véronique la remercie une nouvelle fois de l’avoir aidé. Yolanda se met à rire :

          - Ma chère sœur, ta venue a vraiment tout bouleversé ici ! 

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CHAPITRE 51

 

Conclusion

 

          Véronique a passé les deux derniers jours avec Monica à l’association. Raul est venu lui dire que l’affaire Contreras est terminée,  qu’elle n’a plus rien à craindre de personne. Paulo Riveros a réussi à enterrer l’enquête sur Martine Hoffmann et il valait mieux ne pas savoir de quelle façon.

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          La soirée de Noël est une soirée de trêve, une soirée en famille. Raul est arrivé avec Gladys, Monica avec Jaime et Véronique, Yolanda avec Eduardo, ce fut la surprise ! Mais la plus grande surprise était à venir ! Patrice et Hélène Cullard ! Ricardo leur a téléphoné et demandé de venir se joindre à eux. C’était le cadeau de Ricardo pour Véronique. Les émotions sont fortes, les effusions vives !

          Après un repas succulent, Jaime demande à Véronique de le suivre sur la terrasse. Que d’émotions sont passées sur cette terrasse ! Il lui remet une petite boite :

          - Joyeux Noël mon cœur. 

          Elle ouvre le présent et découvre une merveilleuse bague avec un saphir.

          Elle reste sans voix. Jaime la prend et la passe à son doigt en disant :

          - Véronique ma chérie, veux-tu m’épouser ? 

          Elle ne répond pas et lui tend le même genre de petit paquet. Jaime est inquiet mais pas pour longtemps ! Il est en présence d’une chevalière avec ses initiales qu’elle lui passe au doigt :

          - Jaime chéri…oui, oui, oui, je désire être ta femme…je t’aime.

          Des applaudissements fusent derrière eux ! Et tout le monde rit aux éclats.

           Bizarre le Destin !

           Merci au Destin !

           MON DIEU MERCI !

FIN

 

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Samedi 26 janvier 2008

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          La petite fille modèle et ses chaussettes blanches souvent oeuvre de sa grand-mère maternelle... Photo 1 avec maman et mon frère Vianney en 1951 au jardin Botanique à Metz. Photo 2 en 1952 au col du Donon dans les Vosges avec maman et Vianney. Photo 3  1956 dans notre jardin à Dornot en Moselle. Photo 4 : 1958 excursion à Longemer. Que des bons souvenirs de mon enfance.

jardin-botanique-violette-et-vianney-1950.jpgMaman-Vianney-Violette-1951-52.jpg
Violette-1956.2.jpgViolette-1957.jpg
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Samedi 26 janvier 2008

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CHAPITRE 49
 

Petit Voyage

 

          Tandis qu’ils empruntent la route 68 en direction de Vaparaiso au milieu des plantations et des forêts, Véronique admire le paysage. Ce pays est vraiment magnifique et Jaime en parle avec une telle ferveur qu’elle a l’impression d’y avoir toujours vécu.

          Les maisons nichées au cœur des multiples Cerros dont l’accès se fait par des rues tortueuses et des escaliers interminables, donnent une apparence originale à cette ville dont le port naturel se trouve à l’embouchure du Rio Maipo.

          Devant l’enjouement de Véronique Jaime décide de s’arrêter :

          - Viens nous allons marcher un peu….en voiture tu ne verras rien et puis tu n’as pas pris de petit déjeuner ce matin…. 

          Il lui prend la main, l’entraîne dans l’avenida Pedro Montt à côté de la place Victoria et ils entrent au Vitamin Service-Café.

          Devant un excellent café, des sandwichs et un très bon jus de fruit frais il lui parle de la ville, et de la maison où grandit Pinochet, juste face au café, à côté de la Cathédrale. Elle aime l’écouter, sa voix chaude la ravit. Il ne cesse de la fixer.

          - Pourquoi me regardes-tu ainsi ? 

          - Parce que je te trouve belle… 

          Et il lui prend les mains et les porte à ses lèvres. Une demi-heure plus tard ils sont à nouveau à bord de la voiture. Ils passent par Vina Del Mar, complètement opposée à Valparaiso d’un point de vue architectural. C’est une ville nouvelle, moderne, axée sur le tourisme.Une côte d’Azur à la chilienne avec ses plages de sable fin. Jaime s’arrête devant une boutique de souvenirs et lui demande d’attendre quelques instants. Elle comprend le pourquoi de cet arrêt lorsqu’il lui remet un joli paquet bleu enrubanné.

          - C’est juste une bricole, un petit souvenir de moi…. 

          En ouvrant le paquet,  prenant soin de ne pas abîmer l’emballage, elle découvre un joli bracelet de conception indienne. L’émotion lui fait monter les larmes aux yeux.

          - C’est très beau….Merci…j’aimerais que tu l’attaches à mon poignet.

          Aussitôt demandé, aussitôt fait. Leurs regards se croisent et leurs visages sont si proches que le baiser est inévitable. Aucun des deux n’avait envie de l’éviter d’ailleurs !

          Quatre heures plus tard ils arrivent à La Serena. Véronique est surprise d’y trouver autant d’églises. La plus remarquable abrite le Museo Colonial de Arte Religioso où sont exposées des œuvres célèbres des écoles de Cuzco, de Quito et d’autres. Mais ils ne peuvent s’arrêter car le temps passe vite et le père d’Andora habite en dehors de la Serena, à Vicuna.

          Ils eurent du mal à trouver la maison nichée dans une impasse. Ils frappent à une grande porte en bois sculptée et admirablement cirée.  Pourvu qu’Enriqueta ne se soit pas trompée dans l’adresse !           La demeure est splendide ! Une femme d’une quarantaine d’années leur ouvre la porte avec un charmant sourire, comme si elle les attendait.

          Jaime prend la parole en espagnol mais la femme répond en français :

          -  Monsieur Larrain je vous attendais…J’ai reçu un appel de votre sœur et de son association….je connais le but de votre visite….Je suis la nouvelle épouse de monsieur Garreton (père d’Andora). 

          Jaime et Véronique sont étonnée de cet appel de Monica ! Cela n’était pas prévu au programme ! Mais cela facilite l’entretien.

          - Vous a-t-elle parlé d’Andora ?  Demande Véronique.

          - Oui….Je savais que mon époux avait une fille dont la naissance avait provoqué le décès de sa première épouse mais il n’a jamais voulu en parler.J’ai insisté plusieurs fois puis j’ai abandonné. Depuis, un an est passé et je suis très heureuse de votre initiative. 

          - Avez-vous des enfants ? 

          - Non….mon mari n’a jamais voulu en avoir….Il a été traumatisé par les circonstances précédentes….avez-vous une photo de la petite fille ? 

          Véronique lui tend la photo que Monica lui a remise avant de partir.

          - Quelle adorable fillette ? Puis-je garder la photo ? 

          La porte s’ouvre et un homme très élégant s’approche d’eux avec un grand étonnement. Sa femme lui explique qui nous sommes et pourquoi et il se met dans une colère terrible.

          - De quel droit vous mêlez-vous de cette affaire ?  Et se tournant vers sa femme :

          - Est-ce toi qui les a trouvés  et toi qui leur a demandé de venir ? 

          Avant que Jaime puisse répliquer elle répond :

          - Oui c’est moi…Tu as une fille qui va aller dans un orphelinat alors que moi je désire très fort avoir un enfant, pourquoi rejettes tu une si adorable gamine ? 

          -  Cela ne te regarde pas et nous n’allons pas discuter devant des étrangers !

          Partez ! Sortez immédiatement de chez moi ! 

          Jaime fait signe à Véronique de prendre congé et plus bas  « Viens, n’aggravons pas la situation.

          Dehors Véronique explose !

          - Comment peut-il être aussi indifférent et aussi froid ? 

          - Calme-toi mon cœur, sa femme n’abandonnera pas, et lui crie surtout parce que la douleur a refait surface…aurais-tu déjà oublié les bases de ton métier ? 

          - C’est vrai tu as raison…il y a encore de l’espoir… 

          Au moment où ils montent dans la voiture, Madame Garreton les appelle :

          - Je vais tenter de persuader mon époux. Il n’est pas méchant mais la blessure n’est pas totalement refermée et je crois qu’Andora serait le meilleur remède….et surtout, j’aime déjà cette enfant….Pouvez-vous me laisser vos coordonnées ? Je vous promets d’appeler… 

          C’est le cœur plus léger que Véronique remonte dans la voiture. Jaime sourit :

          - Tu es de meilleure humeur je vois ! Nous n’allons pas reprendre la route, il est déjà dix huit heures alors profitons de cette soirée ensemble, le veux-tu ?       

           - Oui…je crois que oui….Cela implique que nous allons devoir trouver un hôtel….et une brosse à dent ! Finit-elle en riant.

          Ils retournent à La Serena et durant les cinquante kilomètres du trajet un silence lourd a surgi entre eux. Véronique ne plaisante plus, elle pense à la nuit à venir. Jaime la regarde et se demande quelle est la signification de son air grave. Il ne lui pose pas la question…il croit savoir….Elle est si forte et par moment si fragile…il ne doit pas la brusquer…il l’aime tellement !

          Bien qu’ils n’aiment pas les grands hôtels en béton ni l’un ni l’autre, ils n’eurent guère le choix. Le « Jardin del Mar » est le seul qui a encore des chambres de disponibles. Jaime a demandé deux chambres mais Véronique a dit :

          - Prenons une seule mais à deux lits…. 

          Le réceptionniste précise :

          - Il me reste une double chambre à deux grands lits mais dans un bungalow, cela vous convient-il ? 

          Véronique fait signe que oui.

          Lorsqu’ils arrivent devant la porte de la chambre Jaime lui prend la main elle lui dit :

          - Ne juge pas mal ma réaction.  Je ne voulais pas t’occasionner des frais supplémentaires en prenant une autre chambre… 

          - Chut…Ne dis plus rien….J’ai compris ta décision.

          Véronique tremble un peu, la situation est confuse et elle ne sait pas comment se comporter. Elle a envie qu’il la serre contre lui et en même temps elle craint ce qui peut arriver…

          Lorsque la porte se referme sur eux, elle ne voit plus rien d’autre que lui.

          Il la serre contre lui et l’embrasse passionnément. Elle répond avec ferveur à ce baiser. Plus de crainte, plus de question, plus de barrière, seulement eux, seuls, avec leurs corps qui s’embrasent. Lui voulait la ménager, ne pas la brusquer mais c’était sans compter avec la force de leur amour.

          Les vêtements s’envolent sans que ni l’un ni l’autre n’y prenne garde, leurs corps ont besoin d’être en contact. Leurs gestes sont frénétiques, les émotions sont intenses, les mots inexistants, juste des baisers, des caresses longtemps refoulées et  ils chavirent dans un monde rien qu’à eux.

          Le vertige subsiste après cette violente passion d’amour. Ils sont heureux. Véronique n’a jamais connu un tel bonheur, elle se sent bien, en parfaite harmonie avec cet homme qu’elle aime. Jaime lui non plus n’a jamais connu une telle sensation de bien-être. Cette femme l’a transporté vers un plaisir infini avec tellement d’amour qu’il en est encore surpris. Jamais une femme ne s’est donnée à lui avec une telle confiance et un tel abandon ! Le courant passe tellement bien entre eux !

          Jaime se soulève sur un coude et contemple le corps de celle qu’il adore et il sait que jamais il ne la laissera lui échapper. Il a besoin d’elle, de son rire, de son regard empli de désir, de son corps tressaillant de plaisir. Il a besoin de tout ce qui est elle et l’immense amour qu’elle lui donne et qu’il lui porte.

          Elle, a tout oublié, pourquoi elle est dans ce pays, comment elle y est arrivée, le moment où elle devra repartir, rien,  il ne subsiste rien d’autre que l’immense joie d’aimer et d’être aimée.

 

 

 

 

 

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Samedi 26 janvier 2008

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CHAPITRE 48
 

Tristesse et déception

 

          Véronique n’a guère dormi. Elle a beaucoup pensé à Jaime, à Yolanda, à tous ceux qui l’entourent. Quand elle sort de la chambre, elle se trouve nez à nez avec Eduardo. Devant sa confusion d’être en nuisette devant lui, il comprend qu’il s’agit de Véronique et le plus naturellement du monde il dit :

          - Bonjour Véro, déjà levée ? 

          - Oui je vais aller…..visiter les environs avant de partir…  Elle ne veut pas lui parler d’Andora.

          - Ma femme t’accompagne ? 

          - Je ne le pense pas mais je n’en ai aucune certitude… 

          Yolanda entend les derniers mots :

          - De quoi n’as-tu pas la certitude ? 

          - Que tu me serves de guide pour visiter le pays…. 

 
- Je pense que Jaime le fera mieux que moi  et puis…j’ai des rendez-vous au cabinet. 

         
         
Eduardo s’adresse à sa femme :

          - Pourrions-nous avoir une conversation sérieuse et claire… 

          - Crois-tu vraiment qu’une conversation va changer les évènements ? 

          Véronique se sauve dans la salle de bains et les laisse seuls.

          - Yolanda, je sais que tu m’en veux mais je t’aime, je n’ai jamais aimé que toi…. 

          - Tu m’en as donné la preuve !

          - Laisse-moi t’expliquer… 

          - Pour Enriqueta et Chiloe, nous n’étions pas mariés mais tu aurais dû me le dire….tu m’as menti pendant toutes ces années….Et pour Linda ? Quelle excuse vas-tu trouver ? 

          - J’avais bu le soir là….Tu es parti en France, j’étais seul…. Je t’en prie ! Donne-moi une autre chance ! 

          - Eduardo, il y en a eu d’autres….je ne peux pas…tu as tout détruit….je ne sais plus ce que je ressens… 

          - A cause de ton collègue ? Tu penses que je ne sais pas ce qui se passe entre vous ? Il ne t’aura pas ! Je ne t’accorderai pas le divorce ! Tu resteras liée à moi toute ta vie !  Et il claque la porte de sa chambre !

          Yolanda s’écroule sur une chaise, les larmes lui montent aux yeux. Jaime, non il ne l’aura jamais parce qu’il n’en veut plus ! Son cœur saigne parce que son amour pour lui s’est révélé lors de son absence en France, il lui manquait tant ! Le seul baiser qu’ils ont échangé lui revient en mémoire mais avec un goût amer. Il est amoureux de sa sœur ! Le destin est vraiment implacable !

          Elle n’a pas entendu arriver sa jumelle :

          - Yolanda que t’arrive-t-il ? Pourquoi pleures-tu ? Est-ce à cause de ton mari ? 

          - Oui et non….je pleure sur ma vie…sur les déceptions de toutes sortes… 

          Véronique se sent mal à l’aise.

          - Veux-tu venir avec moi à La Serena chez le père d’Andora ? 

           Non….Elle n’a pas envie de voir Jaime fondre devant sa sœur ! Il est amoureux d’elle, il n’y a rien à y faire !

          - Crois-tu vraiment que tu vas réussir à l’émouvoir ? Il n’a pas donné signe de vie depuis plus de trois ans ! 

          - Je veux essayer quand même… 

          - Tu es trop utopique. Tu ne peux pas sauver tous les enfants abandonnés de la terre…. 

          - Oui mais si j’arrive à donner du bonheur à une c’est mieux que rien…. 

          Yolanda trouve sa sœur trop sensible, trop idéaliste. Physiquement les jumelles se ressemblent mais leurs caractères et leurs personnalités sont différents, certainement à cause de la vie différente qu’elles ont menée. Quand elle a vu Véronique avec la petite dans les bras et le regard de son collègue sur elles, Yolanda a compris ce qui émouvait tant Jaime : la tendresse et la sensualité qui se dégagent de sa sœur, sa façon d’être. Elle est aussi douce qu’elle peut être virulente ! Ses émotions sont à fleur de peau. Son magnétisme est puissant.

          Véronique pense aussi à un autre enfant :

          - As-tu des nouvelles de Joselito ? 

          - J’ai appris par Eduardo qu’il était à la clinique de Valparaiso. Vas-tu y aller aussi ? 

          - Comment a-t-il pu l’admettre à la clinique alors qu’il est déclaré décédé ? 

          - Mon p….Ricardo s’en est occupé….tu sais le clan Riveros a de la ressource !  Ne te mêle plus de rien…tu n’es pas de taille face à eux…Estime-toi heureuse d’être encore en vie, tout comme moi ! 

          - As-tu abandonné la bataille ? 

          - Carlo a dit à son frère que la mission de Paine serait dirigée à présent par Enriqueta et qu’il veillerait personnellement à sa bonne marche…Ricardo a obtenu d’Eduardo qu’il la laisse définitivement tranquille, Enriqueta a assez souffert… 

          - Quel est vraiment le rôle de Carlo dans tout ce qui s’est passé… 

          - Il vaut mieux ne pas le savoir, crois-moi  et sur ces bonnes paroles je vais prendre ta place dans la salle de bains  sinon je vais arriver après Linda et il faut que je lui donne des explications sur son travail.

          Le téléphone sonne : c’est Jaime.

          - Véronique est-ce toi ? Es-tu prête ? Je serai là dans un quart d’heure. 

 

 

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Samedi 26 janvier 2008

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          Je suis née un an après la fin de la deuxième guerre mondiale ce qui explique la page du livret de famille à l’origine en allemand, .rue de la Victoire à Montigny les Metz, ville juxtaposée à Metz en Moselle et en Lorraine

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          Je conserve un excellent souvenir de la rue de la Victoire, en pente et perpendiculaire à sa partie basse à la rue de Reims. Mes grands-parents maternels vivaient au numéro six de cette rue, lieu où je vis le jour, et non en maternité.

J’adorais mes grands-parents surnommés Pépé et Mémé Montigny. Ce couple a toujours été sans histoire, vivant l’un pour l’autre. Ils ont eu trois enfants : Charles, Aloïs et Clémentine tous nés à Ebersviller, lieu de naissance du père tandis que la mère était native de Piblange.
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Si j’ai connu mon oncle Charles, il n’en fut pas de même pour Aloïs décédé en mars 1948 comme le montrent les documents.

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 A suivre...

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Vendredi 25 janvier 2008

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CHAPITRE  47
 

Le départ

          Yves n’a retardé son vol que d’un jour et la compagnie aérienne a été très compréhensive. Grâce se réjouit de retrouver son mari, elle voudrait tant que Véronique revienne avec lui !  Yves ne lui a rien promis car il ne sait absolument pas quelle est la décision de la jeune fille.

          Jaime et Yves sont invités par Yolanda chez Catarina et son mari.  Au cours du repas Ricardo demande à Véronique :

          - Veux-tu rester avec nous pour les fêtes de Noël ? Avais-tu prévu quelque chose de spécial ? 

          Yves dit tout de suite :

          - Oui, Grâce et moi l’avons invitée….. 

          Catarina continue :

          - Elle est aussi invitée par Patrice Cullard, son père voudrait faire sa connaissance…. 

          Raul et Yolanda ensembles :

          - Et nous voudrions profiter encore un peu de notre sœur… 

          Yolanda se tourne ensuite vers Jaime :

          - Et toi que voudrais-tu ? 

          - C’est une décision que seule Véronique peut prendre… 

          Il a envie de hurler qu’elle doit rester avec lui mais il ne le fait pas. Il ne veut pas l’influencer. Tous les regards se tournent vers Véronique qui reste figée sur sa chaise. Elle se lève, va dans la salle de bains et éclate en sanglots.

          - Que dois-je faire ? Si je quitte le Chili je renonce à Jaime, si je reste je renonce à ma vie en France. Je ne suis rien ici….

          Ils voient tous qu’elle a pleuré. Le cœur de Jaime se serre mais il ne sait comment réagir. Il voudrait l’implorer de rester mais il reste sans dire un mot. Véronique après hésitation déclare qu’en raison des difficultés avec son passeport non visé au dé